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Critique : Madame Irma |
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Les deux Inconnus Didier Bourdon et Pascal Légitimus se frottent à la voyance dans Madame Irma.
Nostalgiques des Inconnus, levez la main ! En effet, même si Bernard Campan n’est pas de la partie, la seule présence de Pascal Légitimus et Didier Bourdon dans ce Madame Irma nous rappelle tout de suite l ‘époque où le trio cartonnait sur scène et à la télévision avant de nous livrer en salles le très bon Les trois frères. Depuis, entre imbroglio juridique et carrières respectives, on a pu les voir ensemble ou séparément dans Le pari, puis les moins bons L’Extraterrestre et Les Rois mages. Cinq années se sont écoulées depuis ce dernier film et voilà Didier Bourdon qui réalise son sixième film, cette fois en collaboration avec Yves Fajnberg, après qu’il ait tourné pour lui dans Vive la vie. Après des bandes-annonces qui laissaient présager le pire, force est de constater que Madame Irma est peut-être un poil calibré, mais plutôt sympathique.
Là où un film comme Les trois frères liait parfaitement comique de situation et scénario solide, Madame Irma réussit mieux du côté de la première option. En effet, le scénario est ici assez simpliste avec ce PDG qui voit son antenne fermée par la maison mère pour cause de restructuration économique. Voulant à tout prix faire plaisir à sa seconde femme, pour ne pas la perdre, il va tout faire pour continuer son riche train de vie comme si de rien n’était. Désabusé, il se rend chez une voyante et décide alors d’en devenir une en se travestissant lorsqu’il voit comment il peut obtenir facilement de l’argent. On sent que le film essaie d’être une satire sociale sur la dureté du monde du travail et sur l’exploitation de la détresse de certaines personnes, mais tout cela n’a pas la verve acide qu’on pouvait trouver dans Les trois frères et on doit donc se contenter de quelques scènes justificatives enfilées à la va-vite. Même si on aurait aimé plus de profondeur et une mise en scène moins flemmarde, force est de constater que le comique de situation fonctionne quant à lui plutôt bien dès lors que Didier Bourdon enfile le costume de la voyante venue de Roumanie.
Portant à lui seul quasiment tout le film, Didier Bourdon est bluffant dans son opération de travestissement et n’a rien à envier à Tootsie ou Mrs Doubtfire. Bien sûr, les séquences les plus réussies du film se déroulent à l’intérieur de la caravane de la voyante où défile toute une panoplie de personnages hauts en couleurs et où Didier Bourdon excelle dans la réplique piquante. On voit également que celui-ci n’a rien perdu de sa complicité avec Pascal Légitimus, les deux compères semblant s’amuser comme des petits fous à l’écran et au coeur d’une scène irrésistible en fin de film. On regrettera un peu que les seconds rôles n’aient pas vraiment de place, Arly Jover et l’excellente Catherine Mouchet étant clairement sous-exploités, tout comme la relation père-fils entre Didier Bourdon et Yoann Denaive, qui est à peine effleurée. Bon, ce n’est pas vraiment avec ce Madame Irma que l’on retrouve tout ce qui a fait la renommée des inconnus, mais les rires sont là et c’est bien là le principal.
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Publié
le 01/01/2007 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Sans retrouver la verve des Inconnus à leur période des Trois frères, Madame Irma propose une histoire assez simpliste, mais décroche tout de même un bon lot de rires grâce au talent et à la sympathie du duo Didier Bourdon / Pascal Légitimus. |
6/10
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