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Critique : Souris City |
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Le nouveau film d’Aardman Animations vient de sortir. Malgré des personnages en images de synthèse, l’esprit du studio est respecté.
Roddy (Lambert Wilson), rat apprivoisé vivant à Kensington, s’amuse beaucoup quand il est seul : missions commandos avec un GI, beach-volley avec Ken et cinéma avec Barbie. Mais Sid, rat d’égout terriblement mal élevé, remonte par l’évier et décide de prendre sa place. Alors que Roddy tente de s’en débarrasser en l’envoyant dans les toilettes, c’est lui qui est attiré dans les égouts : il se retrouve dans un Londres miniature implanté au milieu des eaux usées où il rencontre une bande de limaces mélomanes, Rita (Emma de Caunes), la capitaine d’un bateau censée l’aider à remonter à la surface, mais aussi Blanco et Spike, le duo un peu crétin qui sert d’hommes de main de l’infâme Crapaud, sorte de chef mafieux local qui cherche à récupérer un rubis détenu par Rita. Voyant ses hommes échouer, il fait appel à son cousin français La Grenouille (Jean Reno) et ses mercenaires.
Souris City ne manque pas d’intérêt ; l’un de ses principaux aspects positifs est certainement d’ordre artistique. C’est en effet la troisième collaboration des studios Dreamworks et Aardman Animations, après Chicken Run et Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou. L’influence des studios Aardman est très forte, puisqu’on retrouve le même style de dessin que leurs précédentes productions (voyez entre autres ces dents très particulières des héros). Mais alors que leurs personnages sont normalement composés de pâte à modeler, les rats de Souris City sont en images de synthèse, tout en gardant l’aspect qui donne au studio sa griffe si particulière. Et c’est une véritable réussite : la maison luxueuse de Roddy est grandiose et le Londres d’en dessous est reconstitué minutieusement, aucun détail n’étant laissé au hasard.
L’autre point fort du film est de s’adresser à tous les âges (dans une certaine mesure évidemment). Les enfants y trouveront leur compte parce que l’humour est sain et que l’histoire est attrayante et véhicule une idée bien traditionnelle – mieux vaut être pauvre et entouré que riche et seul, même si Roddy n’oublie pas d’emporter quelques garanties. Les plus vieux relèveront quant à eux avec plaisir les clins d’œil plus ou moins fins : musique de Batman, rencontre d’un petit poisson rouge qui cherche son papa… Quant au portrait des français à travers les mercenaires surexcités accompagnant La Grenouille, il vaut le détour. Ceux-ci ne s’intéressent qu’aux filles, tournent tout en ridicule et ne pensent qu’à manger. Pour couronner le tout, la bande de limaces trouillardes qui décident d’accompagner les héros en chantant en cœur à toute occasion vaut à elle seule le déplacement.
On regrettera cependant le côté convenu de l’humour et du scénario, ainsi que l’absence de fantaisie voire d’absurde qui caractérisait Wallace et Gromit. Au lieu d’être surprenant, Souris City se contente d’être divertissant. Mais après tout, c’est amplement suffisant pour passer un bon moment.
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Publié
le 06/12/2006 par Marie-Ambre Devanlay
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| Verdict |
Un film d’animation amusant et rafraîchissant, bourré de clins d’oeils, s’adressant à tous les âges. Malgré quelques faiblesses, les studios Aardman nous offrent à nouveau un beau spectacle. |
7/10
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