Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan

Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan

Accrochez-vous ! Borat, éminent reporter kazakh, débarque aux Etats-unis, le plus grand pays du monde, et ça va déménager !


Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan est un film qui a déjà fait énormément parler de lui avant même sa sortie en salles. Ce film, qui vient de remporter le Gro Prix du Festival du Film Grolandais (déjà un gage de qualité), a été initié par Sacha Baron Cohen, grosse star au Royaume-Uni avec son Da Ali G Show, véritable carton télévisuel qui entraîna en 2002 le film Ali G. Il faisait déjà preuve d’un sens critique en expliquant qu'Ali G était en fait un jeune homme contaminé par les valeurs exportées par la société américaine, pensant que pour être cool, il suffit d'imiter ses idoles. Cette fois-ci, le voilà dans la peau de Borat, reporter dans un Kazakhstan où les femmes sont traitées comme des moins que rien et où l’on réalise des lâchers de juifs. Il part pour les Etats-Unis avec son producteur afin de tourner un reportage pour en apprendre plus sur la culture de ce qu’ils appellent « le plus grand pays du monde ». Réalisé par Larry Charles, qui a officié sur la série Seinfeld, Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan est tourné comme un docu-fiction, filmant la plupart du temps les gens à leur insu et montrant à travers des entretiens criant de sincérité et d’épouvante un pays (le plus puissant du monde faut-il le rappeler) peuplé d’homophobes, de xénophobes, de fanatiques religieux et même de misogynes.

Borat
Même si la démonstration peut paraître assez limitée et peu poussée, enchaînant les scènes sans réel liant, avec un montage réalisé à la hache et le tout se déroulant à une vitesse effrénée, le film se révèle tout de même d’une très « intelligente débilité ». Oui oui, vous avez bien lu, Sacha Baron Cohen réussit à intégrer sous les traits d’une comédie énorme une critique moins légère qu’il n’y paraît sur l’état actuel du monde et la bêtise dont celui-ci est rempli. Pour ce film, on serait presque tenter de faire un parallèle risqué entre le Michael Youn des 11 commandements et un Michael Moore sous amphétamines. Le film lie avec brio les grosses farces qui déclenchent de franches rigolades grâce à un personnage terriblement attachant et arrive tout de même à être assez provocateur pour pousser à la réflexion et réveiller un monde moribond. Il le fait tellement bien que Sacha Baron Cohen avait été récemment menacé par le ministre des affaires étrangères kazakh de poursuites judiciaires et George W. Bush en personne, violemment critiqué dans le film, avait alors dû intervenir pour calmer le jeu. Le film a même été interdit de sortie en salles en Russie.

Borat
Sur un scénario ridicule digne d’une comédie de bas étage où Borat va traverser les Etats-Unis afin de rencontrer Pamela Anderson car il a flashé sur elle en regardant un épisode de Alerte à Malibu, et en empruntant un humour scatologique déjà présent chez Ali G, les scènes d’anthologie s’alignent comme des perles : Déformation de l’hymne américain devant une foule perplexe, dîner agité chez des bourgeois coincés, virée en van avec des étudiants branleurs et misogynes, entretien houleux avec des féministes, discussion toute naturelle sur le fait d’avoir un look qui fait un peu trop « terroriste » ou comment se débarrasser des homosexuels… Le film arrive avec brio à faire cohabiter le rire et l’effroi et cela fait du bien de voir un artiste faire un film dénonciateur de la connerie ambiante dans le monde sans pour autant oublier d’être superbement divertissant. Bravo Monsieur Cohen !
 
Publié le 12/11/2006 par Cyril Perraudat

» IMAGES
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Critique : Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
» Plus d'images...

Verdict
En liant des gags potaches à une dénonciation adroite de toutes formes de haine, d’ignorance ou de ségrégation, Sacha Baron Cohen secoue autant les esprits qu’il ne met les zygomatiques à rude épreuve. Grandement recommandé.
8/10

» INFO FILM
Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Nom: Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Réalisateur(s) :
Larry Charles
Acteur(s) :
Sacha Baron Cohen
Pamela Anderson
Ken Davitian
Producteur(s) :
Sacha Baron Cohen
Jay Roach
Société(s) de production :
One America
Gold/Miller Productions
Everyman Pictures
Scénariste(s) :
Sacha Baron Cohen
Peter Baynham
Dan Mazer
Anthony Hines
Compositeur(s) :
Erran Baron Cohen
Genre: Comédie
Sortie FR: 15/11/2006
Sortie US: 03/11/2006
Sortie DVD: 01/08/2007
Classification : Tous publics
Site Web de Borat

» FICHE FILM
NEWS
Borat reviendra après Bruno
Attention, voilà Borat !
DOWNLOADS
BA Borat (VOSTF)
IMAGES
Photos du film



Newsletter | Webmaster | Aide | Publicité/Contacts

Réseau PRESSELITE : JeuxFrance | Cinema-France | EnregistrerSous | PokémonFrance

Partenaires : Achat en ligne | Ensembles Home Cinema | Netvibes



CINEMA-FRANCE.COM V 1, Magazine du Cinéma, des DVD et des Séries TV. Copyright © 2005-2008 CINEMA-FRANCE.COM, toute copie intégrale ou partielle est interdite. Les images sont Copyright © par leurs propriétaires. CINEMA-FRANCE.COM est édité par la société PRESSELITE.