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Critique : Madagascar |
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Après Shrek, Gang de requins et Fourmiz, DreamWorks SKG sort sa nouvelle production en image de synthèse qui s’attaque cette fois aux animaux sauvages.
Totalement irréaliste, l’esthétisme est une réussite avec des personnages ayant un style propre, comme souvent chez Dreamworks. Le problème est que beaucoup de choses font « comme souvent chez Dreamworks ». A la manière de Disney qui avait fini par totalement formater ses dessins animés 2D à force d’appliquer sa « recette du succès », Dreamworks refait ce qui a marché dans ses précédentes productions, notamment dans Shrek : un voyage de groupe avec un personnage énervant dont les rapports sont conflictuels avec le personnage dominant, accompagné par des chansons connues et des parodies. Ainsi, on retrouve des passages basés uniquement sur le comique d’une musique et surtout le personnage énervant de l’âne, enfin de Marty plutôt. Ce zèbre est la parfaite copie de l’âne de Shrek, le même caractère agaçant, le même design, avec les zébrures en plus, et la même animation, ce qui est renforcé par la voix d’Anthony Kavanagh qui imite le doubleur français d’Eddie Murphy.
D'ailleurs, d’autres personnages ont ce même caractère irritant et bavard qui avait tant marché dans Shrek. A tel point qu’on enchaîne les tirades inutiles qui ne font plus un contre-point à l’humour, mais le remplace. Madagascar n’arrive pas à faire rire là où Shrek réussissait. C’est souvent ce que l’on ressent pendant ce film, la sensation d’un échec par rapport à ce qui avait été réussi avant. Les scénaristes n’ont pas trouvé le pendant animal à l’anachronisme moyenâgeux de Shrek. La plupart du temps, on ne rit pas. Certes, le tout est bien mené, la réalisation est simple et efficace, mais il n’y a pas cette flamme qui animait Shrek. Ici, on reste étrangement froid. Le tout reste trop plat, et à aucun moment le film ne s’emballe.
Les passages musicaux sont drôles, mais font trop mécaniques, surtout lors de l’arrivée des héros à Madagascar où deux chansons s’enchaînent brutalement. Les seuls moments que l’on retient vraiment du film nous ramènent encore à Shrek : les parodies. Elles sont franchement drôles, mais très peu présentes. On oublie aussi tous les petits groupes aux apparitions récurrentes et trop bavardes, tels les pingouins et les lémuriens, déjà vus en mieux dans Shrek avec les cochons ou dans L’Age de glace avec Scrat. Madagascar semble donc réaliser un bond en arrière, à l’époque où le cinéma était axé sur un public enfantin, faisant disparaître les références musicales, l’insolence et la folie de son modèle. Une simple comparaison des deux finals servirait à appuyer cette décevante constatation.
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Publié
le 16/07/2005 par Yannick Gallepie
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Un sous Shrek sympathique quand il oublie d’être énervant. A réserver à un public très jeune. |
5/10
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