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Critique : Miami Vice - Deux Flics à Miami |
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Après des films acclamés comme Heat, Révélations et Collateral, Michael Mann nous livre Miami Vice - Deux Flics à Miami, métrage inspiré de la célèbre série mettant en scène Sonny Crockett et Ricardo Tubbs.
Dans une période où l’adaptation de séries télévisées ne donne pas un résultat forcément inoubliable, Michael Mann, le réalisateur talentueux à qui l’on doit notamment Heat, Révélations ou encore Collateral, se lance dans un film inspiré de la célèbre série des années 80. En s’inspirant et en restant fidèle à l’esprit de la série d’origine à laquelle il a participé pendant longtemps, Michael Mann, qui est à l’écriture, à la réalisation et à la production, n’oublie néanmoins pas qu’il s’attaque à un vrai film de cinéma et applique donc une mise en scène de haute volée. L’histoire suit Sonny et Ricardo, deux flics qui doivent infiltrer un réseau de trafic de drogue afin d’identifier un leader responsable de trois meurtres. Tandis que Sonny tombe sous le charme d’Isabella, la femme d’un gros trafiquant, les deux détectives vont s’enfoncer au plus profond de l’organisation et prendre des risques démesurés.
Le moins que l’on puisse dire avec Miami Vice – Deux Flics à Miami, c’est que l’on reconnaît immédiatement la patte Michael Mann. En effet, armé de sa caméra HD, le réalisateur donne une chaleur particulière à l’image, notamment lors des scènes nocturnes, comme cela avait été le cas avec Collateral. Loin du tout venant hollywoodien, Michael Mann, grâce à sa caméra portée à l’épaule nous plonge au cœur des débats, et nous livre des angles de vues de toute beauté immergeant le spectateur au cœur de l’action. Le bonhomme fait même preuve d’une impressionnante maîtrise technique lors des deux grandes scènes de fusillades du métrage, absolument dantesques. Comme dans tous ses films, Michael Mann développe un univers propre et sombre où s’entrecroisent des personnages tous assez ambigus. Très attaché à l’esthétique, Michael Mann capte également parfaitement des décors naturels sublimes qu’il filme merveilleusement.
Malgré une réussite esthétique et technique évidente, le film comporte néanmoins quelque défauts qui font que cette œuvre de Michael Mann n’atteint pas le niveau de son bijou Heat. Quelques creux dans le rythme se font ressentir et le choix de la bande-originale pourra déconcerter le spectateur lambda. Les remous lors de la production du film et les premières projections tests peu enthousiastes se font également un peu ressentir sur le montage, un peu trop abrupt. Au niveau du casting, même si le duo de flics est interprété par deux acteurs cotés à Hollywood, on ne sent pas vraiment de complicité entre eux, ce qui donne une impression bizarre de détachement. Il est vrai d’ailleurs que le scénario concocté par Michael Mann est efficace mais assez basique et les personnages de Crockett et Tubbs ne bénéficient pas d’une grande profondeur. Colin Farrell n’est pas très convaincant sous sa coupe de cheveux nonchalante tandis que Jamie Foxx ne force pas son talent. La seule à sortir son épingle du jeu est Gong Li, beauté troublante et touchante, qui incarne parfaitement Isabella, cette femme forte au milieu de ce monde très masculin. Les personnages principaux sont néanmoins entourés d’une pléiade de seconds rôles assez intéressants qui donnent de l’épaisseur au film. Au final, même avec quelques défauts, Miami Vice – Deux Flics à Miami fait office de gros blockbuster de luxe qui saura se faire apprécier, que l’on connaisse ou non la série d‘origine.
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Publié
le 15/08/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Malgré un léger problème de rythme et une interprétation en demi-teinte du duo principal, Miami Vice séduit par son univers sombre et le talent de technicien de Michael Mann. |
7/10
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