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Critique : The Devil's Rejects |
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Alors qu’on le croyait réservé pour une sortie directe en DVD tout comme La Maison Des 1000 Morts, The Devil's Rejects, le film de Rob Zombie, a droit aux honneurs d’une sortie en salles.
Après s’être fait remarqué avec La Maison Des 1000 Morts, Rob Zombie avait livré l’été dernier aux Etats-Unis The Devil's Rejects, et la presse outre-Atlantique avait été globalement plutôt positive. Un an plus tard, Metropolitan a finalement décidé de le distribuer en salles en France. Dans cette vraie fausse suite de La Maison Des 1000 Morts, on retrouve Otis, Baby et le Capitaine Spaulding. Ils sont pris en chasse par le shérif Wydell, sérieusement remonté puisque son frère a été tué par cette famille de sadiques qui violent et tuent sans scrupules. Le shérif va dépasser le cadre de la loi pour arriver à ses fins et va engager une bande de malfrats afin de retrouver ceux qu’on appelle « les rebuts du diable ».
Changement de cap pour Rob Zombie. Après La Maison Des 1000 Morts, qui faisait office de grand film barré et un peu bordélique, le réalisateur construit ici un univers plus structuré même si quelques tics de réalisation superflus entachent un peu la force du récit. Le réalisateur nous offre ici un film dont les influences sont flagrantes avec des dialogues à la Tarantino empreints d’un humour sarcastique, une famille de fous que l’on pourrait rapprocher de celle de Massacre à la tronçonneuse et un univers rendant hommage au genre du Western. Car celui-ci est bien plus qu’un banal film d’horreur, il met en opposition, dans ce Texas poussiéreux, deux formes de mal pour faire s’affronter finalement des personnes aux comportements pas très louables, que ce soit d’un côté comme de l’autre.
C’est là que réside la force de The Devil's Rejects car, même si certaines répliques tournent un peu à la grosse caricature, Rob Zombie filme avec une énergie débordante, même parfois trop lorsqu’il abuse de transitions chiadées et de ralentis pas très opportuns. Certaines scènes sont néanmoins bien emballées et particulièrement terrifiantes et le film contient un casting de « gueules » comme on n’en fait plus. The Devil's Rejects se vit un peu comme un véritable tour de grand huit, une sorte d’exutoire de nos pulsions primaires. Le film part pied au plancher avec une fusillade surdécoupée, et continue à une vitesse effrénée jusqu’au final quasi-surréaliste, preuve que Rob Zombie ne se prend pas véritablement au sérieux mais se fait par contre vraiment plaisir à mettre en images les pensées de son cerveau vraisemblablement dérangé. Dans ces temps où l’uniformisation guette, cela fait toujours plaisir de voir un film qui respire la franchise et qui tente de secouer un peu le spectateur.
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Publié
le 21/07/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Rob Zombie livre un film assez bancal mais qui respire la sincérité et l’intention de ne pas brosser le spectateur dans le sens du poil. Violence brute, sadisme et second degré sont aux programmes des festivités. A déconseiller aux âmes sensibles… |
6/10
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