Superman est de retour à Metropolis ! Presque vingt ans après le quatrième épisode qui lui était dédié, Bryan Singer (réalisateur des deux premiers X-Men et d’Usual Suspects) relance la franchise avec un nouvel acteur sous le costume moulant bleu : Brandon Routh, encore inconnu du public.
Posé au fond d’un fauteuil dans la salle noire, le film n’a pas encore débuté et le suspense est à son comble. Comment peut-on remettre au goût du jour le super héros qui possède, il faut l’avouer, le costume le plus ridicule ? Le défi est de taille et particulièrement excitant. Et soudainement, les lumières s’éteignent et le film démarre… par un générique ultra kitsch, (clin d'oeil évident aux précédent opus de la série). L’inquiétude envahit l’esprit : le film va-t-il être aussi risible que l’accoutrement de Superman ?
Heureusement, par la suite, les ardeurs du générique s’atténuent, et laissent place à un récit plus léger, et surtout, à un acteur très calme. Brandon Routh donne un ton incroyablement détendu à son personnage. Clark Kent est d’une timidité étonnante et se fait presque ignoré par sa belle Lois Lane. Un super héros n’aura jamais été aussi humain. A son opposé, Kevin Spacey (Usual Suspects, American Beauty, La vie de David Gale), et son crâne lisse et brillant, n’hésite pas à mettre en valeur son personnage de Lex Luthor.
Les deux ennemis au tempérament opposé ont tout pour mener une bataille qui risque de faire mémoire. Malheureusement, le combat final manque de contact entre ces deux personnages et l’on est forcément frustré. Mais mis à part cette petite carence, le film reste parfaitement soutenu par son réalisateur. Il n’y a jamais de trop ou de pas assez et les scènes de vol restent crédibles malgré toutes les craintes que l’on peut avoir.
Le seul point véritablement contestable réside dans le choix de l’époque où se situe cet épisode. Les coiffures, décors et costumes peuvent laisser croire à un temps passé, mais on se retrouve soudainement face à des portables dotés d’appareils photo, et surtout une actualité qui rappelle les événements du 11 septembre. Le récit aurait gagné à conserver une temporalité propre à cette ville imaginaire du nom de Metropolis
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