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Critique : Nos voisins, les hommes |
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Après les mitigés Gang de Requins et Madagascar, les studios d’animation DreamWorks nous livrent leur nouveau bébé : Nos voisins, les hommes.
Après un très bon Shrek 2, DreamWorks Animation nous avait livré deux films en demi-teinte avec Gang de Requins et Madagascar. Si Nos voisins, les hommes n’est pas tout à fait le summum dans le domaine des films d’animation, il a tout de même le mérite d’être meilleur que ses deux prédécesseurs grâce à une envie de revenir à une histoire simple et conviviale. Il évite également les clins d’œil et références bancales adressés à d’autres films afin d’essayer maladroitement de se rallier un public plus adulte pour se concentrer cette fois sur l’efficacité du divertissement, chose plutôt réussie. Nous voici ici en présence de la tortue Verne et de ses amis qui viennent de sortir d’une période d’hibernation et qui doivent repartir en quête de provisions en vue de l’hiver prochain. Mais la surprise est de taille lorsqu’ils s’aperçoivent qu’une énorme haie a été dressée au beau milieu de leur forêt. Arrive alors un raton laveur nommé Riton qui leur explique que cette haie a été posée pour les séparer d’une banlieue pavillonnaire qui a été construite. Riton leur propose de les aider à trouver de la nourriture chez les humains, qui en ont en abondance, mais le fait par intérêt personnel car il a une dette lourde envers un gros ours qui l’a menacé de mort s’il ne lui ramenait pas une grande quantité de nourriture.
DreamWorks Animation met de côté ses quelques tentatives de détourner des grands succès du cinéma pour nous livrer donc ici un film d’animation plus enfantin et classique quoique non dénué de quelques propos critiques dans le récit qui ne manqueront pas d’être appréciés à leur juste valeur par les plus grands. En effet, sous son bel emballage de divertissement, Nos voisins, les hommes dresse un portrait plutôt habile des travers de l’être humain et son rapport de plus en plus malsain avec la nature et la nourriture ainsi que les dérives sécuritaires auxquels il a de plus en plus tendance à se laisser aller.
Le film est mené sur un rythme assez soutenu, remplissant avec efficacité les 80 minutes du métrage. Les animaux, utilisés à toutes les sauces dans les films d’animation, sont pour la plupart savoureux comme cet opossum dramaturge ou ce petit écureuil excité qui n’est pas sans rappelé un certain Scrat, la voix et la vitesse en plus. Au niveau de l’animation pure, c’est plutôt soigné même si ce n’est pas révolutionnaire, et l’on pourra juste regretter que l’action se passe quasiment toujours au même endroit. Ceci dit, Nos voisins, les hommes est un divertissement plutôt rafraîchissant et idéal pour toute la famille.
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Publié
le 04/07/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Nos voisins, les hommes se permet d’égratigner nos propres dérives dans un divertissement bien emballé qui ne laisse pas de place à l’ennui. |
7/10
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