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Critique : Nos jours heureux |
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On prend son sac, on dit au revoir aux parents et on embarque pour la colo de Nos jours heureux avec Jean-Paul Rouve comme directeur.
Quand deux anciens habitués des colonies de vacances devenus réalisateurs décident de s’attaquer à ce milieu, on peut dire que ça sent le vécu. Après avoir traité du célibat avec Je préfère qu’on reste amis en 2004, Eric Toledano et Olivier Nakache ont la bonne idée de changer de thème et de se payer un petit retour aux sources. En effet, la colonie Ces jours heureux était déjà le sujet d’un de leurs court-métrages qui mettaient notamment en scène Omar Sy, la moitié du célèbre duo Omar et Fred. Les deux réalisateurs scénaristes repartent donc pour un tour avec cette fois, en plus d’Omar, Jean-Paul Rouve en directeur. Autant le dire tout de suite, tout se passe normalement dans ce film ! Mais selon la normalité d’une colonie, c’est-à-dire directeur qui essaie de tenir la baraque comme il peut, animateur se croyant en vacances, répliques cinglantes, grand n’importe quoi des enfants, des parents encore plus hystériques que leur progéniture et autres coucheries dans tous les sens… Bref, un beau programme pour passer de très bonnes vacances.
Dans ce film chorale, Jean-Paul Rouve joue le chef d’orchestre face à des musiciens survoltés. Autant chez les adultes que chez les enfants, le sens du casting et la direction d’acteur d’Eric Toledano et Olivier Nakache force le respect. Chaque personnage apporte sa propre identité délirante et est sublimée par son acteur. A ce petit jeu, les hommes dominent malheureusement les femmes en général (à part Joséphine de Meaux dans le rôle de Caroline) montrant la facilité pour les deux scénaristes d’écrire pour ceux qu’ils connaissent. Si les incontournables Jean-Paul Rouve et Omar Sy sont bien sûr au rendez-vous, ils paraissent finalement assez soft face à un trio enfantin infernal : Timoty (Jérémy Denisty) qui en sait plus que tout le monde, Guillaume (Arthur Mazet) qui, quant à lui, en sait rien du tout et Benoît (Martin Jobert), complètement hystérique. Si Eric Toledano et Olivier Nakache se sont lâchés pour créer des personnages absolument improbables tant ils sont extrêmes, les acteurs leur répondent fièrement dans l’interprétation. Ils jouent les scènes de manière totalement décomplexée et sans aucune hésitation.
En se saisissant de cet esprit enfantin, les deux réalisateurs arrivent à faire un film où rien ne paraît pré-calculé. Tout sent la spontanéité et la bonne ambiance, ce qui est assez rare dans une industrie si lourde d’un point de vue financier et logistique. Ils mènent les nombreuses petites histoires sans grands effets et réalisent la performance de tenir le rythme du film tout au long de ses 1h43. Evitant les écueils traditionnels de beaucoup de comédies, ils osent et assument leurs délires les plus invraisemblables, le tout sur un air de funk, pour le plus grand bonheur des spectateurs.
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Publié
le 01/07/2006 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Une comédie décomplexée et spontanée qui met en avant des enfants talentueux et qui remplit parfaitement son contrat : nous faire rire. |
7/10
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