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Critique : Dikkenek |
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Dikkenek, littéralement, se traduit par « gros cou », que l’on peut comparer à l’expression plus connue « avoir les chevilles qui enflent ». C’est donc une grande gueule qui est le sujet de ce nouveau film signé Europacorp. Ou, pour résumer, c’est juste l’histoire de JC qui va chercher une copine pour son copain Stef.
Alors que les français continuent de ricaner sur les mauvaises blagues belges, le cinéma décide d’en faire autant avec le film Dikkenek. Mais attention ! Le film n’est pas français mais bien belge ! Il s’agit donc d’un film belge, qui moque des belges… Le paradoxe est assez troublant. Mais encore plus fort est le concept même du film : rassembler des personnages stéréotypés pour leur faire subir des situations caricaturales et imposer aux spectateurs un humour gras bien comme il le faut. Au sujet des personnages, on sent qu’un gros effort a été fait au niveau du casting. Marion Cotillard et Dominique Pinon prennent tous deux des rôles importants dans l’histoire, et Florence Foresti, la comique du petit écran qui monte, signe sa première apparition dans un long-métrage. Malheureusement, ces acteurs ne sont pas tous totalement convaincants. La faute à des personnages peut être un peu trop caricaturaux, sans réelles émotions ou motivations qui apparaissent donc comme des figurines racontant des blagues.
Si l’on décide de mettre de côté l’humour, et de se recentrer sur le film en lui même, que reste-t-il ? Très peu de scène, voir quasiment aucune. L’objectif du film est bien de faire rire, et pendant les 1h30 que dure la séance, on ne nous épargne aucune blague. On virevolte d’un personnage à un autre, d’un commissariat à une villa de luxe, de coups de poings gratuits à des avances peu subtiles. Sans vraiment chercher de transitions dans tout ça, le film ressemble à une succession de sketches, avec un fil conducteur aussi fin qu’un sandwich SNCF. La déception vient donc en grande partie du scénario pas vraiment intéressant, allié à une construction narrative certes originale, mais finalement ratée. Reste encore et toujours l’humour, cette petit chose qui peut nous faire tenir facilement toute la durée du film, comme un comique sur scène accrocherait son public.
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Publié
le 29/06/2006 par Robert Ly
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| Verdict |
Un film sans véritable scénario à l’humour extra gras qui divisera à coup sûr les foules. On aime ou on aime pas. |
5/10
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