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Critique : Kamikaze girls |
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Lorsqu’une gamine à rubans de dentelles s’acoquine avec l’une des membres d’un gang de motardes, cela fait des étincelles. Découvrez les Kamikaze girls !
Dans un cas comme celui de Kamikaze girls, un premier constat s’impose d’office : ça passe ou ça casse ! C’est donc dans une subjectivité totalement assumée que votre humble rédactrice proclame que ça passe, et fichtrement bien d’ailleurs.
D’abord une petite présentation s’impose. A ma gauche, Momoko, 17 ans, dentelles, frous-frous et bonbons roses. A ma droite, Ichiko, 17 ans, cambouis, lèvres noires, crachats et langage ordurier. La rencontre sera bien évidemment explosive ! Alors effectivement, l’affiche est objectivement hideuse et le titre de distribution internationale affreusement stupide (titre original : Les contes de Shimotsuma… no comment), et ces Kamikaze girls semblaient donc logiquement fort peu attirantes. C’était sans compter les talents conjugués d’un réalisateur shooté aux hormones manga, et de deux actrices (la mega-star Kyoko Fukada et la pop idol Anna Tsuchiya) apparemment ravies d’être payées pour retomber en enfance et porter des tenues plus qu’improbables. Pétaradant, fluo et irresponsable, le générique fait peur : va-t-on supporter ces couleurs et ce bruit, en somme ce monstrueux bordel pendant 1h42 ? Evidemment oui. D’abord parce que Tetsuya Nakashima, bien plus malin qu’un Robert Rodriguez, ne se contente pas de coller des cases dessinées sur une pellicule. Revendiqué à juste titre comme un film directement inspiré par la culture manga (Tetsuya Nakashima a demandé à ses actrices de jouer dans l’excès sans se soucier du ridicule), Kamikaze girls n’en reste pas moins une œuvre profondément cinématographique où chaque plan dégage une énergie incroyable en plus d’une harmonie et d’une personnalité propre.
Mais au-delà de son évident aspect tape-à-l’œil (jamais vulgaire cependant), Kamikaze girls se paye le luxe d’avoir un scénario très bien pensé dans son approche sur grand écran. Principalement dans la construction du duo Momoko/Ichiko, qui ne tombe jamais (miracle !) dans les poncifs éculés des « deux personnes ultra-différentes mais qui vont faire équipe et devenir les meilleurs amies du monde ». A cet égard, on peut noter que l’incroyable alchimie se dégageant de l’association de ces deux actrices est loin de n’y être pour rien ! Les jeunes femmes forment ici un duo comique absolument imparable. On vous met au défi de garder votre sérieux en voyant l’adorable Kyoko Fukada rentrer la tête dans son bonnet en gonflant les joues comme un hamster pour bien montrer qu’elle boude ! Enfin, même si Kamikaze girls se perd parfois dans sa narration, mais sans jamais la sacrifier sur l’autel du n’importe quoi pour autant, il reste un divertissement royal, dépaysant (déplanétisant ?), et surtout très drôle, voire hilarant, ce qui est assez rare pour être noté.
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Publié
le 21/06/2006 par Sabine Garcia
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| Verdict |
On sort de ce tourbillon coloré la tête dans les étoiles et avec un sourire jusqu’aux oreilles. Une friandise exotique et réjouissante qui ne devrait laisser personne indifférent… |
7/10
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