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Critique : Cars |
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Le réalisateur mythique de Pixar, John Lasseter, revient avec Cars, où Owen Wilson se transforme en voiture de course.
C’est peu dire que d’avouer que chaque sortie d’une production Pixar est un événement et qu’on attendait avec impatience le retour derrière la caméra de John Lasseter, qui n’avait plus rien réalisé depuis Toy Story 2 en 1999. Après les jouets dans Toy Story et les insectes dans 1001 pattes, le réalisateur recommence un grand détournement de la société humaine avec cette fois des voitures pour remplacer les hommes dans Cars. On y suit Flash McQueen, une jeune voiture de course qui n’arrive pas à gagner le championnat à cause de son arrogance. La course de la victoire est remise à la semaine suivante en Californie. Ce qui semble une formalité, se rendre sur place, devient un cauchemar pour Flash lorsqu’il se perd à Radiator Springs, un village oublié sur la Route 66. Démarre alors la confrontation entre le fougueux bolide et des autochtones d’un autre temps. Débute aussi une intrigue cousue de fil blanc qui fait la part belle aux bons sentiments les plus basiques : amour, amitié et respect des anciens. Accompagné par quelques chansons de Randy Newman, on se croirait revenu à la grande époque des productions Disney ! L’intrigue en elle-même est donc tout ce qu’il y a de plus traditionnelle, un cadre simple dans lequel peut s’exprimer tout le génie que l’on connaît des artistes de chez Pixar.
La magie et la force de John Lasseter frappent alors un grand coup. Alors que la plupart des studios d’animation en 3D font faire tout et n’importe quoi à nos amis les bêtes, Cars créé un univers original et si riche qu’une seconde vision ne serait pas de trop pour tout saisir. L’humour est irrésistible entre les éternelles références à la société humaine, les blagues enfantines et celles qui s’adressent plus aux adultes. Le film vise tout le monde et ne rate aucune cible. Le tout sent de se faire plaisir chez les innombrables scénaristes qui ont dû faire des brainstormings de folie pour arriver à ce résultat. Chaque idée, chaque blague est la redécouverte du génie de ces cinéastes qui aiment profondément ce qu’ils font. On ressent particulièrement tout cet amour chez John Lasseter, le réalisateur sur qui s’est basé le succès de Pixar.
Après un début survolté (peut-être un peu trop pour que le spectateur puisse tout saisir d’ailleurs), il fait preuve d’une maîtrise totale et signe un film, un vrai, ce qu’oublient de faire beaucoup de réalisateurs de film d’animation en 3D. Pour preuve, Cars dure 1h56, une longueur rare pour ce type d’œuvre, sans qu’il en souffre à aucun moment. Il gère avec une étonnante facilité les sentiments, promettant quelques larmes aux plus jeunes spectateurs. L’humanisation des voitures est une vraie réussite grâce à l’animation et aux voix, notamment celle d’Owen Wilson parfait un jeune beau gosse arrogant mais looser. Point de vue graphismes, Pixar réalise une nouvelle fois une performance de haute volée. La gestion des lumières est sublime et les décors naturels proches du photoréalisme. Il n’y a rien à redire, Cars est une réussite totale. Pixar rules !
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Publié
le 14/06/2006 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Avec une histoire simple, Cars créé un univers original, riche, drôle et touchant. Un nouveau chef d’œuvre signé Pixar. |
9/10
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