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Critique : X-Men 3 : L'affrontement final |
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Après des mois d’attente et une crainte insoutenable depuis la nomination de Brett Ratner à la réalisation, voici que X-Men 3 : L’affrontement final arrive enfin sur nos écrans pour un résultat ni bon, ni mauvais.
On avait eu très peur suite à la nomination de Brett Ratner derrière la caméra, celui à qui on doit les Rush Hour et le navrant Coup d’éclat, mais il faut avouer que les quelques bande-annonces et autres vidéos savamment concoctées nous avaient pratiquement rassurés en nous laissant croire qu’on aurait droit à un film de la trempe du volet précédent. Mais après la (courte) projection du film (à peine 1h40), force est de constater que Brett Ratner n’est pas vraiment à la hauteur des attentes avec un blockbuster loin d’être transcendant. La faute à un univers bien trop foisonnant pour la durée dans laquelle il faut le faire tenir. L’histoire reprend ici directement après la fin du second volet et cette forme dans l’eau nous informant de l’arrivée prochaine du Phœnix. En guise de scène d’intro, on a droit à un flash-back se passant 20 ans puis 10 ans dans le passé nous montrant la rencontre avec Jean Grey jeune et ensuite les problèmes du mutant Angel, voyant apparaître sur son dos des ailes que son père a du mal à accepter. Cette scène d’intro n’est pas vraiment percutante et fait en tous cas pâle figure en comparaison de l’intrusion virevoltante de Diablo dans le second volet. On rentre ici mollement dans un film qui comporte pourtant tellement de choses importantes sur le papier.
Les mutants sont confrontés ici à plusieurs problèmes : un antidote que les humains ont mis au point permettant à ceux qui le veulent de devenir de simples humains et la résurrection du Phœnix, alias Jean Grey, qui subit sa double personnalité au point de sombrer du côté obscur. On peut ajouter à ce double problème l’introduction du personnage autour duquel s’articule également la scène d’intro, Angel, ainsi qu’un triangle amoureux entre Malicia, Iceberg et Kitty Pryde, qui subissent les tourments logiques de l’adolescence. Le problème est que Brett Ratner a tellement de choses à traiter en si peu de temps que tout défile devant nos yeux sans avoir de réel impact. Aucun moment n’est transcendé et tout se déroule ainsi sur un rythme de métronome, les scènes d’actions et de dialogues se succédant sans temps fort, la psychologie des personnages étant à peine élaborée et les évènements, pourtant tellement importants, n’ont aucune répercussion vis-à-vis du spectateur. L’émotion n’a malheureusement pas sa place ici et le film fait preuve d’un manque de personnalité qui a de quoi agacer. Alors bien sûr, grâce aux moyens techniques et aux tête d’affiches rôdées, on a droit à un spectacle honorable mais le projet semble avoir quelque peu cédé à l’adage « plus il y en a, mieux c’est » mais là, il y en a trop.
En plus des nombreuses intrigues, le film tente de faire vivre à l’écran une bonne quinzaine de mutants, un grand nombre passant forcément à la moulinette. Les fans de l’œuvre originale rageront contre la faible présence de personnages pourtant majeurs : Cyclope a droit à deux scènes, Angel est inutile, Malicia est reléguée au rang de faire-valoir, La Fléau est une énorme caricature bourrine et j’en passe. Alors que subsiste-t-il dans ce grand pot-pourri ? Et bien, malgré un montage très haché, le film se déroule sur un tempo soutenu, et nous livre quelques scènes fun (un des seuls mots que Brett Ratner doit connaître), faisant la part belle à moult pouvoirs surnaturels. Autre bon point, malgré sa sous-exploitation vraiment regrettable, le Phoenix incarné par Famke Janssen est plutôt imposant voir même inquiétant. Hugh Jackman et Halle Berry tirent clairement la couverture à eux mais s’en acquittent plutôt bien et Ian McKellen est toujours aussi bon dans le rôle de Magneto. Alors au final, on se dit que le film s’en tire avec les honneurs mais que la trilogie méritait quand même beaucoup mieux comme conclusion que ce volet où l’univers instauré par Bryan Singer s’est quand même bien éventé.
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Publié
le 24/05/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Ni bonne, ni réellement mauvaise, la conclusion de la trilogie X-Men fait office de grand fourre-tout scénaristique. Les personnages ont été passés à la moulinette et sacrifiés sur l’autel du simple, mais efficace, divertissement. |
5/10
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