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Critique : Da Vinci Code |
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Après avoir porté à l’écran la vie du boxeur Jim Braddock dans De l’ombre à la lumière, Ron Howard nous revient avec l’adaptation du best-seller Da Vinci Code, à l’affiche duquel figure un casting international de premier ordre.
Une nuit, le professeur Robert Langdon, expert en étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de succomber à ses blessures, il a écrit avec son sang de mystérieux symboles. C’est ici que débute une quête semée d’embûches, qui va mener Robert Langdon et Sophie Neveu vers la découverte de l'un des plus grands secrets de l’humanité, un secret dont l’Eglise s’efforce de dissimuler à tout prix.
Ron Howard a fait preuve d’un trop grand respect envers l’œuvre de base faisant ainsi de son film une simple illustration animée du roman d’origine, s’interdisant toute forme d’audace ainsi que l’apposition d’un style qui lui est propre et qui a fait ses preuves dans Un homme d’exception ou bien encore dans De l'ombre à la lumière. Au niveau du scénario lui-même, bien que restant fidèle au roman d’origine, de nombreux passages du roman ont été coupés pour simplifier l’intrigue et certaines ellipses ont été mal choisies, faisant ainsi perdre pas mal de tension et d’allant à l’histoire.
Cela empêche le spectateur d’être emporté dans la frénésie dont témoignaient ceux qui ont lu le roman de Dan Brown. Ici, nous avons droit à un film qui accumule les temps morts et qui peine à trouver un rythme retranscrivant la présence oppressante d’un complot. Ron Howard, pourtant habitué des films à grand spectacle semble avoir perdu le code de la mise en scène, ne faisant pas d’efforts, ou presque, pour tenter de captiver les spectateurs. D’ailleurs la plupart des scènes sont filmées à l’aide de plans statiques qui se concentrent plus sur les personnages débitant leur dialogue que sur l’action dramatique elle-même, cassant ainsi toute la mécanique du suspense qui avait été instaurée par Dan Brown dans son livre. Seules les scènes de flash-back et celle clôturant le film sur une musique envoûtante de Hans Zimmer sont particulièrement bien traitées et bénéficient d’une mise en image particulièrement soignée.
Du côté des comédiens, Tom Hanks, Audrey Tautou ne parviennent pas à nous convaincre de l’immensité du secret qu’il sont sur le point de découvrir. Jean Reno, quant à lui, est carrément aux abonnés absents et ne réussit pas à entrer dans son personnage de flic manipulé. Soulignons tout de même les performances de Paul Bettany et Ian McKellen, le premier interprétant à merveille Silas, l’inquiétant assassin Albinos à l’esprit quelque peu dérangé, et le second étant le seul qui parvient à nous transmettre l’importance de la quête dans laquelle se sont lancés les personnages du film.
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Publié
le 19/05/2006 par Christopher Wack
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| Verdict |
Da Vinci Code, l'une des œuvres les plus marquantes de la littérature de ces dernières années, pouvait laisser présager à une adaptation de haut vol reposant sur une histoire qui avait fait ses preuves auprès du public, mais il n’en est rien. Ron Howard nous présente un film d’un grand classicisme, ni bon, ni mauvais, et qui manque singulièrement de saveur et d’efficacité, surtout pour un réalisateur de son envergure. |
6/10
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