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Critique : Camping |
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Après avoir dépeint le monde de la jet-set et celui du football, Fabien Onteniente nous emmène cette fois au Camping des Flots Bleus.
Fabien Onteniente aime évoquer la vie de certaines communautés. Après s’être attaqué au petit monde du syndicalisme dans Grève Party, de la jet-set avec Jet-Set et People Jet-Set 2 et du football avec 3 zéros, il s’attache avec Camping à nous raconter la vie de ces campeurs, qui se trouvent être des millions dans notre pays, se retrouvant chaque année pour des vacances bien méritées. Ici, c’est le chirurgien esthétique Michel Saint-Josse qui va faire la découverte de ce petit monde qui lui est totalement inconnu. Alors qu’il était en route pour l’Espagne au volant de son Aston Martin, voilà que la mécanique le lâche et il se voit secouru par une bande de campeurs résidant au Camping des Flots Bleus. Obligé d’attendre quelques jours le temps que le garagiste du coin répare son véhicule, Michel Saint-Josse va apprendre à évoluer au milieu de cette communauté avec ses petites particularités et habitudes.
Tout fan de Franck Dubosc, dont le dernier spectacle a été un véritable carton, connaît son célèbre sketch sur les campeurs. Si on compte désormais tous les admirateurs que l’humoriste s’est fait, et tous les gens qui partent chaque année en camping en France, on peut penser que tout est réuni pour un grand succès en salles. Mais tous ces gens seront-ils satisfaits du résultat ? C’est un peu moins sûr. Camping est un film choral, certes sympathique, mais rarement hilarant. Ca part plutôt bien pourtant avec une première moitié de film enlevée, décrivant très fidèlement le milieu du camping en montrant gentiment ces petits travers et en apportant des petits détails croustillants que toute personne (campeuse dans l’âme) reconnaîtra tout de suite avec plaisir. On sourit donc en pensant ou en se souvenant qu’effectivement telle ou telle situation a pu nous arriver lorsque nous étions en vacances. Le film carbure à la bonne humeur, bien aidé en cela par une bande originale qui fleure bon le soleil, et donne un vrai aperçu de vacances.
Malheureusement, dans sa seconde partie le film s’essouffle. Le scénario met de côté l’humour un peu gras, mais sympathique du début, pour laisser place à une forme de tendresse et de sentimentalisme, comme si Fabien Onteniente et Franck Dubosc voulaient démontrer tout le respect qu’ils ont envers ces gens. Le geste est louable, mais fait retomber un peu l’euphorie du début devant cet assagissement de l’œuvre qu’on aurait peut-être aimé être un peu plus corrosive. Dans cette dernière partie d’ailleurs, le scénario se pare de situations assez prévisibles pour ne pas dire grotesques, ramenant illico presto le calme et la paix entre les protagonistes qui se tiraient dans les pattes 5 minutes avant. Le film nous réserve bien quelques répliques très « dubosquiennes » bien senties, mais cela n’empêche pas toutefois quelques bides. Les fans de Franck Dubosc en spectacle seront quelque peu déçus de sa prestation en demi-teinte, on a effectivement l’impression qu’il a serré un peu trop la bride, se retrouvant même carrément à côté de la plaque par moments. Comme à son habitude, Gérard Lanvin est plutôt assez fade, mais cela s’adapte justement assez bien à sa situation de riche coincé débarquant dans ce monde inconnu. Claude Brasseur est sympathique en campeur bourru, mais en fait tout de même des tonnes, tout comme Antoine Duléry, pas franchement à son aise. Celle qui tire son épingle du jeu, c’est Mathilde Seigner, adorable en femme cocue et revancharde. Sans être franchement décevant, Camping reste trop sage pour pouvoir prétendre à autre chose qu’un divertissement sympathique, mais finalement anodin.
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Publié
le 26/04/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Un film qui fleure bon les vacances et qui décrit assez fidèlement le petit monde des campeurs dans lequel beaucoup de gens se retrouveront. Après un départ bien assuré, le film s’assagit malheureusement un peu trop pour faire place à une chronique assez mièvre et en tous cas trop peu corrosive pour décrocher de réels moments de franche rigolade. |
5/10
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