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Critique : Horribilis |
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Vous aimez les ballades nocturnes en forêt ? Un conseil : si vous croisez sur votre route un gros tas de morve lanceur de dards, il serait sage de passer votre chemin. Sinon, cela risque d’être Horribilis !
Après le grand succès de L'Armée des Morts dont il avait rédigé le scénario, James Gunn a pu trouver un appui financier beaucoup plus stable pour revenir à ses premières amours : la série B sanglante, fun et décomplexée, lui qui avait rédigé et participé (sans être crédité) à la réalisation de Tromeo et Juliet, une pure production Troma Entertainment Inc. fauchée et totalement anarchique. On pouvait alors légitimement se demander comment James Gunn allait pouvoir gérer des moyens de production confortables, et même luxueux de 15,5 millions de $ pour une série B. On notera par ailleurs que personne sur ce site ne considère le terme de série B comme étant péjoratif ! Le réalisateur débutant assume parfaitement cette étiquette. Du gore, du fun, de la débauche : il ne manque plus que quelques filles dénudées pour que l’illusion soit totale ! Autre caractéristique qui ne trompe pas : le spectacle offert est généreux et sincère, l’œuvre d’un homme qui assume parfaitement sa passion.
On peut toutefois noter quelques bémols. Par exemple, James Gunn introduit à plusieurs reprises certaines idées excellentes et autres situations prometteuses, mais ne les exploitent pas assez. Son hilarant cerf-mutant se retrouve ainsi doté de 5 minutes de présence à l’écran. Malgré cela, certaines scènes de bravoure sont excellentes et constituent des pointes de tension bienvenue. Ainsi, la scène de la grange avec l’explosion d’une « pondeuse» et l’attaque des ces fameuses limaces, est la chose la plus agréablement dégoutante que l’on ait vu depuis les vers géants carnivores de King Kong ! Autre petite perle en la matière, la fameuse scène de la baignoire qui illustre l’affiche. La délicieuse Tania Saulnier s’y livre à un numéro de scream queen débutante plus que réjouissant dans une passage à la fois terrifiant et dérangeant.
Le casting dans son ensemble est d’ailleurs bien choisi et fait plaisir à voir. Si l’on fait exception du toujours fadasse Nathan Fillion, aussi inepte que dans Serenity, la troupe d’interprètes réunie par James Gunn est irréprochable. Elizabeth Banks (que l’on verra dans Spider-Man 3) joue à merveille d’un second degré qu’elle sait mettre de côté pour laisser place à l’horreur, tout en usant innocemment de sa plastique irréprochable. Quant aux impayables Michael Rooker et Gregg Henry, éternels seconds couteaux, ils livrent une fois de plus une prestation irréprochable, aidés en cela par un texte comique pas des plus fins, mais fort divertissant.
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Publié
le 25/04/2006 par Sabine Garcia
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| Verdict |
Gore, généreux, sincère et surtout drôlissime, Horribilis saura satisfaire vos petits plaisirs de geek inassouvis ! |
7/10
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