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Critique : Firewall |
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A 63 ans, Harrison Ford signe son grand retour avec Firewall, un film d’action orchestré par Richard Loncraine, réalisateur de La Plus belle victoire.
Nous entrons peu à peu dans le monde du virtuel. Boîte aux lettres virtuelles, magasins virtuels et même argents virtuels. Il en fallait peu pour que surgissent de l’ombre de nouvelles formes de crime : finis les braquages pistolet à la main face aux guichets de banques, place aux attaques numériques sur le réseau où sont enregistrés tous les comptes. Et il en fallait aussi peu pour que le cinéma vienne s’emparer de ce nouveau sujet. Pour cette tentative, Harrison Ford, en grosse perte de vitesse, joue le rôle d’un directeur de la sécurité pris en otage, avec toute sa famille, afin de remplir le compte en banque du vilain Bill Cox, interprété par Paul Bettany (Dogville, La plus belle des victoires). Le pitch ne brille pas par son originalité, et l’on rentre dans le film avec suspicion.
La grande mode des séries policières à la 24 heures chrono nous a habitué à suivre des affaires criminelles en jouant astucieusement sur le suspense et le rythme, totalement endiablé. Tout à fait le contraire de Firewall, complètement plat, sur toute la durée. Pas de grosses phases d’action, pas de retournement de situation qui nous met à tête à l’envers, et des personnages franchement pas trop motivés.
Tout d’abord, le héros, tout droit sorti du rêve américain : une grande maison, une femme, deux enfants (pas trop, sinon c’est ingérable) et un poste bien placé dans une banque. Difficile d’éprouver de la sympathie pour une personne aussi banale. On aurait bien pu s’amuser un peu avec des gangsters vraiment sadiques et cruels, mais là, grande surprise, on a affaire à une bande de jeunots, qui laissent circuler librement les otages à travers la maison. Bien sûr ! Laissez-les regarder la télévision en famille et faire la cuisine tranquillement. Une situation vraiment trop agréable pour que l’on puisse ressentir une réelle tension dans ce long-métrage à la construction on ne peut plus classique.
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Publié
le 06/04/2006 par Robert Ly
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| Verdict |
Le film passe aussi calmement qu’un joli ciel azuré. Les nuages se laissent pousser par le vent, le soleil se couche, et la nuit tombe aussi vite que notre intérêt. Où est passée la magie du cinéma ? Certainement pas ici. |
4/10
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