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Critique : Destination Finale 3 |
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Après deux premiers volets à succès, La Faucheuse remet le couvert avec un nouveau groupe de jeunes qui échappe à un accident dans un parc d’attractions.
Pourquoi changer une recette qui marche ? C’est ce que doivent se dire les créateurs de cette saga horrifique pour cette suite qui marche dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Après un premier volet mou du genou et un peu prétentieux, le second volet était arrivé avec sa bonne dose d’humour noir, d’effets pervers plutôt réjouissants et surtout une scène d’introduction d’anthologie avec un incroyable et terrifiant accident de la route. Ici, c’est James Wong, le réalisateur du volet initial qui reprend les rênes et qui s’est visiblement inspiré du travail de David R. Ellis sur l’opus précédent. C’est-à-dire qu’il joue à fond la carte du film décomplexé se déroulant à un rythme soutenu et dont l’intervention de la mort est assez adroitement amenée par des situations rocambolesques, souvent grosses comme des maisons, mais qui font leur effet grâce à un tempo tenant habilement le spectateur en haleine. On salue l’imagination des scénaristes, qui ne se sont pas foulés pour nous livrer une histoire simpliste au possible, mais qui nous offrent ici quelques situations meurtrières particulièrement bien senties.
A l’instar de la scène d’introduction, renversante, le film tout entier est une attraction à lui seul qui aurait sa place dans un parc à thèmes, une sorte de grand huit dans lequel on ne se triture pas le cerveau mais où l’on prend une décharge d’adrénaline immédiate. Ca ne rend pas plus intelligent mais ça détend et on en ressort grisé. On va reconnaître à James Wong pour une fois une mise en scène au cordeau et bien nerveuse, nous livrant quelques scènes assez mémorables, notamment les premières victimes de la Mort, deux bimbos écervelées bien caricaturales qui seront victimes de leur petit plaisir : une séance d’UV qui va tourner au barbecue.
Malgré tout, il faut avouer que l’effet de surprise ne joue plus et l’on sait à peu près à quoi s’attendre tout au long de ces péripéties tirées par les cheveux. A l’image de la saga, le jeu d’acteurs est assez pauvre et l’actrice principale n’a pour ainsi dire aucun charisme. Alors oui, nous ne sommes pas vraiment là pour assister à une grande performance d’acteur, tandis que les dialogues sont toujours affligeants de pauvreté, voire de ridicule, mais après tout, nous ne sommes pas là pour ça non plus. Il est difficile de conclure une histoire dans laquelle intervient la mort en personne et donc le réalisateur a sorti une idée pas très originale en guise de clôture faisant plus tourner le concept en rond qu’autre chose. Il va falloir être costaud en imagination pour l’inévitable quatrième volet…
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Publié
le 22/03/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Une suite pas originale pour un sou, affublée de quelques tares dérangeantes, mais diablement divertissante grâce à une mise en scène aiguisée et des interventions de la mort toujours aussi diverses et variées. |
6/10
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