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Critique : Du jour au lendemain |
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Benoît Poelvoorde est un petit banquier poissard à la vie pépère. Mais du jour au lendemain, tout le monde devient gentil avec lui et un bonheur auquel il n’est pas habitué le submerge.
Après Le Coût de la vie en 2003, qui a rassemblé un million de spectateurs en salles, Philippe Le Guay s’adjoint les services d’un des acteurs francophones les plus populaires du moment : Benoît Poelvoorde. Ce dernier incarne ici François Berthier, un petit banquier pour qui la vie est ingrate. Lors de son réveil le lundi, la machine à café lui explose à la figure, le sac poubelle se déchire, le chien du voisin n’arrête pas d’aboyer, son employeur menace de le renvoyer, il se fait battre à plate couture au tennis par son collègue et le soir, comme d’habitude à 22h30 précise, le couple voisin se met à hurler lors de leurs performances sexuelles. Mais subitement, et sans explication rationnelle, le mardi est un tout autre jour où tout lui sourit et même son patron lui offre une promotion. A partir de là, François Berthier se voir submergé par une vague de bonheur dont il ne comprend pas l’origine et commence sérieusement à se poser des questions.
Et si trop de bonheur vous tombait dessus comme par miracle ? Comment réagiriez-vous ? Telle est la question que pose cette sympathique comédie qui doit beaucoup à Benoît Poelvoorde, toujours aussi bon. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’une comédie qui tente d’aligner gags sur gags à un rythme effréné mais plutôt une comédie douce-amère sur les rapports de l’homme avec la notion de bonheur et de bien-être. Benoît Poelvoorde, qui joue ici avec plus de retenue que lors de ses précédents rôles comiques, est parfait pour incarner ce pauvre homme un peu loser, le rendant terriblement attachant et proche de Monsieur tout le monde grâce à une prestation remarquable. Certes, le film peut souffrir d’un certain rapprochement avec le film culte de Harold Ramis dont il reprend d’ailleurs une partie du titre, Un jour sans fin, mais force est de constater que Benoît Poelvoorde est au moins aussi bon que Bill Murray et que le scénario prend vite le chemin inverse de son homologue américain.
Il faut reconnaître quand même que Philippe Le Guay, à l’instar de ce qu’il avait pu faire avec Le Coût de la vie, ne prend pas trop de risque dans sa structure narrative mais remplit habilement son rôle premier : divertir sans abrutir. Benoît Poelvoorde est ici accompagné de seconds rôles plutôt bien définis et assez bien dirigés parmi lesquels Rufus se distingue en gardien chargé de la sécurité féru d’histoire. Finalement, le film débouche sur une morale un peu simplette et qui plus est, Philippe Le Guay, comme dans le reste du film, ne prend toujours pas de risques et choisi un dénouement avec une fin ouverte pas forcement très bien vue. On se dit au final qu’on a assisté à une comédie fort sympathique et divertissante mais qui manque quelque peu d’originalité pour emporter l’adhésion du spectateur qui risque de ne pas retenir grand chose une fois sorti de la salle.
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Publié
le 21/03/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Une comédie légère et simpliste qui ne prend pas trop de risques et qui repose pour beaucoup sur la prestation du plus que jamais excellent Benoît Poelvoorde. Les spectateurs désireux d’assister à un divertissement rempli de bonne humeur y trouveront leur compte. |
6/10
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