Kate Beckinsale revient en vampirette à la combinaison de cuir ultra-moulante, toujours au milieu du conflit entre les lycans et les siens.
Quelques mois se sont écoulés depuis Underworld, film mi-figue, mi-raisin qui a eu autant de fans que de détracteurs. C’est donc avec appréhension qu’on aborde cette suite portant l’appellation « Evolution ». On se dit après tout pourquoi pas si Len Wiseman arrive enfin à exploiter son filon de départ hautement prometteur (la guerre lycans-vampires). Dans ce film, on reprend exactement là où s’est arrêté le premier opus, cela quand même après que Len Wiseman nous ait présenté une scène d’intro plutôt sympathique prenant place 500 ans dans le passé et nous expliquent les origines de la guerre. A partir de là, on retrouve donc Sélène et Michaël en train de s’enfuir alors que, pendant ce temps, Marcus, le premier des vampires, s’échappe de son cercueil non sans faire quelques victimes. Celui-ci veut retrouver son frère jumeau William, un lycan, enfermé depuis 500 ans dans un endroit qu’il ne connaît pas. Il va devoir retrouver Sélène qui est la seule à connaître ce lieu.
Voilà donc pour ce qui est du scénario inintéressant au possible de cette suite dont l’évolution ne réside certainement pas dans l’originalité du synopsis. Ici, on se retrouve devant une intrigue assez faible comportant des rebondissements qui, plutôt que de surprendre, agacent par leur invraisemblance. A vrai dire, le film se permet autant de facilités sur le plan scénaristique que sur celui de l’action. Underworld 2 : Evolution comporte pourtant à sa décharge toujours bel et bien une esthétique assez léchée mais tout cela n’est pas suffisant pour en faire un film qui ne fait que se la jouer grossièrement gothique. Qui plus est, Len Wiseman a certainement dû se dire que, comme il s’agit d’une suite, il faut mettre un maximum d’action extraordinaire pour éblouir le spectateur. Et bien, il n’aurait pas pu plus mal s’y prendre. Le film déborde d’effets gores prétextes à tenter de s’allier les amateurs de joutes sanglantes. Hélas, il en fait tellement trop que ça en devient vite plus risible qu’impressionnant.
Le summum de la bêtise et du ridicule intervient lors de l’interminable scène d’action finale dans laquelle Sélène use plus que de raison de ses armes, quitte à rendre sourds les plus fragiles. Il faut reconnaître tout de même que le maquillage est assez réussi, les monstres ayant tous un aspect parfaitement repoussant, mais à part ça, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Len Wiseman vise toujours à côté de la plaque. En plus des scènes d’action surfaites, il nous livre une relation Sélène-Michaël illustrée par des scènes bien nunuches digne d’un Harlequin, dans lesquelles on ressent tout sauf de l’amour. On sent bien que Kate Beckinsale essaie de faire ce qu’elle peut, et elle est au final la seule à donner un tant soi peu de volume et de crédibilité à son personnage. On attend fébrilement l’inévitable suite.
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