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Critique : Brice de Nice |
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Jean Dujardin fait débarquer sur grand écran le personnage avec lequel il a fait un tabac sur les planches. Un film qui plaira certainement à une certaine génération et qui rebutera les autres.
Tous les matins, c'est le même rituel, le réveil de Brice (Jean Dujardin) sonne à 5h et il se dépêche d'enfiler ses habits. Il prend sa planche de surf et va sur la plage pour pouvoir attraper sa vague comme Bodhi, le héros de son film préféré, Point Break. Le problème, c'est qu'en mer Méditerranée, il n'y a pas de vague. Malgré tout, Brice est respecté à Nice car c'est le roi de la 'kass' et il organise régulièrement des soirées branchées chez lui. Après que son père se soit fait arrêter par la police, Brice va devoir se prendre en main et essayer de travailler un peu, chose qu'il ne connaît pas. L'essai n'est pas très concluant, aussi, il se décide à faire le casse d'une banque. En voulant s'échapper, il fait la connaissance accidentelle de Marius (Clovis Cornillac), un homme pour le moins déroutant avec qui il va se lier d'amitié.
Grand succès en One Man Show, Jean Dujardin a décidé de donner vie à son surfeur raté sur grand écran. On était donc en droit d'attendre une bonne comédie au niveau du talent du comédien, en se demandant toutefois comment il allait être possible de retranscrire sur grand écran ce qui fonctionnait sur scène et qui reposait presque uniquement sur le sens de la répartie de Brice. Au vu du film, on peut dire que l'aventure est à moitié réussie.
Commençons par ce qui fâche un peu dans ce film, c'est-à-dire la mise en scène. Beaucoup trop hachée et hystérique dans la première moitié, elle ne nous laisse pas le temps de souffler et donne au film des airs de beau bordel désorganisé où Jean Dujardin essaie de faire ce qu'il peut en enchaînant les vannes. Heureusement, arrivé à mi-chemin, le tempo se calme et l'arrivée à l'écran de l'excellent Clovis Cornillac rehausse le niveau du film pour une seconde moitié qui se déroule au beau milieu d'une compétition de surfeurs. Et c'est là que se déroulent les moments les plus sympathiques du film où Brice va être pris en quelques sortes à son propre piège, se retrouvant dans un milieu duquel il se revendique mais dont il ne connaît rien. Malheureusement, le film a toujours un peu « le cul entre deux chaises » hésitant entre être totalement drôle et humaniser parfois maladroitement ce pauvre surfeur finalement plutôt loser.
Les musiques du film tombent un peu comme un cheveu sur la soupe et sentent un peu trop l'argument commercial même si elles apportent une dimension burlesque (notamment lors du braquage de banque). Dans son interprétation, Jean Dujardin est égal à lui-même dans le rôle du surfeur pathétique qu'il interprète avec conviction. Mais la perle est bien Clovis Cornillac, impayable en gros dur au cœur tendre et au secret inavouable (dont la révélation est tout bonnement hilarante). Dans les seconds rôles, Bruno Salomone nous sort quelques réparties cinglantes et Elodie Bouchez est plutôt là pour faire de la figuration.
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Publié
le 03/07/2005 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Sans être une véritable réussite, Brice de Nice dégage tout de même une bonne dose de bonne humeur grâce au duo formé par Jean Dujardin et Clovis Cornillac. |
6/10
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