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Critique : Aeon Flux |
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Charlize Theron prête sa plastique avantageuse à Aeon Flux, aventurière issue de la série animée de Peter Chung.
Après avoir essuyé un bide commercial et reçu des critiques pas très folichonnes aux Etats-Unis, voici qu’arrive en France Aeon Flux, le film adapté de la série animée de Peter Chung. Alors certes, le film est loin d’être mémorable mais tout n’est pas à jeter, loin de là. Nous voici donc projetés 400 ans en avant où la majorité de la population terrestre a été décimée. Tous les survivants vivent dans une cité protégée nommée Bregna, dirigée par des scientifiques, les Goodchild. Aeon Flux fait partie d’un mouvement de rébellion dont les membres sont appelés les monicans et est chargée d’éliminer le président Trevor Goodchild. Mais en plein déroulement de la mission, elle va découvrir des secrets qui vont lui faire changer sa vision des choses.
Disons-le tout de suite, l’adaptation de l’œuvre de Peter Chung est beaucoup plus fidèle sur la forme que sur le fond. Karyn Kusama est une réalisatrice connue pour avoir fait le très bon Girlfight où elle mettait déjà en scène une héroïne féminine, en l’occurrence Michelle Rodriguez. Ici, c’est Charlize Theron qui se charge d’endosser le rôle de Aeon Flux et elle le fait de manière convaincante, même si son personnage aurait gagné à être un peu plus nuancé car on ne retrouve à aucun moment les petites touches d’humour qui pourraient en faire l’égale d’une catwoman burtonienne. Ici, l’héroïne est toujours très sérieuse et sans réelle finesse. C’est dommage car Charlize Theron l’interprète avec le talent qu’on lui connaît, en s’appliquant à rendre crédible cette super agent dotée de dons surnaturels. L’actrice rend justice au personnage de la série animée par son agilité à toute épreuve qui fait merveille lors des scènes d’action. L’action, parlons-en justement, puisque c’est le réel point fort du métrage. Karyn Kusama est réellement douée pour donner une intensité à ces scènes où se mélangent combat au corp-à-corps et gunfights, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Equilibrium , déjà lui-même largement inspiré de Matrix. On nage ici quelque part entre ledit Equilibrium et Underworld, pour le penchant très latex de l’héroïne. Ce n’est donc pas l’originalité qui l’emporte, loin de là, mais un certain savoir-faire et une certaine efficacité dans la mise en scène qui permettent au spectateur de rester accroché, bien aidé en cela par une esthétique plutôt léchée se rapprochant encore une fois de la série animée.
Le gros point faible reste néanmoins le récit simpliste et le peu de complexité des personnages par rapport à ce qu’ils sont dans l’œuvre de Peter Chung. Aeon Flux est devenue à peu près la version féminine de l’agent Ethan Hunt de Mission : Impossible et Trevor Goodchild est un président bienveillant envers son peuple qui va faire voir la réalité à Aeon. Les amateurs de la série animée crieront sûrement au scandale mais Karyn Kusama a dû composé pour rendre l’œuvre accessible au plus grand nombre. Alors, pris comme œuvre à part entière, le film tient plutôt la route même s’il se permet trop de facilités scénaristiques et d’invraisemblances. On regrettera également la platitude des seconds rôles et que des acteurs comme Frances McDormand ou Pete Postlethwaite soit relégués à des rangs de simples faire-valoir.
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Publié
le 10/02/2006 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Un film qui vaut plus pour ses scènes d’action efficaces et sa Charlize Theron appliquée que pour son scénario basique et ses personnages sans envergure. |
5/10
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