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Critique : Angel-A |
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André Moussa est un américain. Il mène une vie parfaite, n’a pas de soucis d’argent et ses affaires fonctionnent très bien. Malheureusement tout cela n’est que mensonge. André est un petit gars paumé à qui rien ne réussit. Ses dettes s’accumulent encore et encore, l’amenant peu à peu au bout de l’impasse. Mais le destin en a décidé autrement, et cette impasse s’ouvre finalement à un ange : Angela. Cette jeune fille perdue qui semble tombée du ciel répond à l’appel au secours d’André. Accompagné de cet ange-gardien, il va suivre un long parcours où il va apprendre à s’aimer lui-même et aimer les autres.
Une longue absence à la réalisation et un mystère longuement soutenu ont fait de Luc Besson et de ce soi-disant dixième et dernier film un événement très attendu pour cette fin d’année. Mais ce qui rend ce long-métrage encore plus exceptionnel, c’est la présence de Jamel Debbouze dans le premier rôle. La collaboration de ces deux gros monstres du cinéma n’a fait qu’accentuer l’attente et le suspense.
Alors, qu’est ce que Angel-A ? Et bien pour l’occasion, Luc Besson a renoncé à l’action et au grand spectacle que l’on a pu remarquer dans Le Cinquième Elément ou Jeanne d’Arc, pour nous amener dans un terrain beaucoup plus intimiste, et même quasiment personnel. Car ici, à travers le personnage d’André, c’est toute l’âme du réalisateur que l’on retrouve. Le film ressemble donc à une sorte de bilan, d’exorcisation de longues années de doutes et de tortures face à l’acceptation de soi. Comme fond de toile, Luc Besson a choisi Paris. Non pas le Paris bruyant et touristique, mais le Paris des cartes postales anciennes (que l’image noire et blanche embellit), des vieux ponts traditionnels et du grand romantisme.
Angel-A repose sur une histoire d’amour. Et comme toute histoire d’amour, un homme et une femme sont au centre du récit. Ici, il s’agit de Jamel Debbouze et de Rie Rasmussen. Ils sont à eux deux toute la force du film. Jamel Debbouze, qui n’oublie pas d’être drôle, parvient à nous offrir une sincérité véritable lors de grandes et émouvantes scènes. Mais tout heureusement, celui-ci parvient à garder une certaine sobriété, notamment grâce à la présence de Rie Rasmussen (même si celle-ci n’est pas l’actrice talentueuse que l’on attendait). Une grande blonde face un petit rebeu, un accent étrange à la limite de l’incompréhensible face à un flux de parole plein de bafouillage. Ces opposés s’attirent pire que des aimants et nous donnent de beaux amants. Malheureusement, le tout est saupoudré d’une naïveté qui peut agacer et l’histoire, elle, n’offre aucune retenue : la fin est un peu gâchée par un happy-end improbable et peu crédible.
Au final, Angel-A apparaît comme une leçon de vie que nous donnent Luc Besson et ses deux acteurs. Elle nous apprend à travers des scènes simples en noir et blanc ce qu’est l’amour, et ce qu’il peut nous apporter à nous et à tous les autres.
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Publié
le 23/12/2005 par Robert Ly
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| Verdict |
Pour ce Noël 2005, Luc Besson est revenu sous l’allure d’un Père-Noël gentil et romantique pour nous offrir un bel ange, mais surtout un formidable humain : Jamel Debbouze. |
7/10
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