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Critique : Otage |
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Bruce Willis doit faire face à une double prise d’otages dans ce film qui marque les débuts à Hollywood du jeune réalisateur français Florent Emilio Siri, remarqué pour Nid de guêpes.
Jeff Talley (Bruce Willis) fut autrefois un grand spécialiste des négociations avec les malfaiteurs jusqu'à ce qu'un jour, un ravisseur tue une femme et son enfant. Depuis ce jour, Talley s'est retiré et est devenu chef de la police d'un petit coin paumé où les ennuis ne sont pas légion. Mais un jour, 3 jeunes malfrats décident d'aller voler une voiture chez un riche comptable où la situation dégénère et se termine par la prise d'otage du notaire et de ses 2 enfants. Jeff Talley va alors se retrouver dans une situation qui lui fut tristement familière par le passé. Il va se rendre compte que les enjeux qui vont découler de cette prise d'otage sont plus importants qu'il n'y paraît lorsqu'un groupe très bien organisé prend en otage sa femme et sa fille, et lui propose un marché qui va l'obliger à vite prendre les choses en main.
Voici encore un français qui réalise un film d'action à Hollywood après Richet et son Assaut sur le central 13. C'est cette fois-ci Florent Emilio Siri, remarqué pour son Nid de guêpes, qui a été engagé par Bruce Willis, également producteur du film. Et à l'instar de son compatriote, on peut dire qu'il s'en tire plutôt bien. Premier bon point, le scénario, bien qu'il ne soit pas des plus originaux a été bien pensé et ne possède aucune incohérence flagrante dans ce qui aurait pu être casse-gueule puisque le film se joue sur deux niveaux, d'un côté libérer les otages chez le comptable et de l'autre Talley qui doit également sauver sa propre famille.
Deuxième bon point, la mise en scène de Florent Emilio Siri déjà très remarqué dans Nid de guêpes avec son habileté à manier la caméra sans pour autant donner dans l'esbroufe inutile d'un Pitof, est parfaitement au service de ce film tendu et violent qui s'écarte par moments des sentiers balisés du film hollywoodien en montrant des scènes violentes dont quelques-unes impliquent des enfants. Cette mise en scène est formidablement accompagnée par la musique d'Alexandre Desplat, parfaitement en adéquation avec le sujet et qui n'est pas inutilement vrombissante.
L'interprétation est également de qualité avec, certes, un Bruce Willis qui évolue en terrain connu puisque ce n'est tout de même pas la première fois qu'il incarne le courageux de l'histoire, mais il le fait avec une réelle nuance suivant la situation dans laquelle il se trouve et n'en rajoute pas trop dans les moments héroïques. L'interprétation des trois jeunes preneurs d'otage est également une réussite et c'est ce qui le différencie des films classiques, par la complexité et la fragilité de ces preneurs d'otage qui ont une réelle consistance et qui ne sont pas là pour jouer les faire-valoir. On suit donc avec un réel plaisir cette production jusqu'à un final plein de maîtrise et quasi apocalyptique qui donne définitivement au film ses galons de grand thriller honnête et jouissif.
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Publié
le 19/06/2005 par Cyril Perraudat
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| Verdict |
Après Richet, voici un deuxième réalisateur français qui réussit son film hollywoodien en nous servant ce film qui ne révolutionne rien, mais tendu à souhait et servi par une distribution irréprochable. |
7/10
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