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Critique : Red eye - Sous haute pression |
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Après son retour raté avec Cursed, Wes Craven s’éloigne du film d’horreur pour nous emmener dans un thriller en huit clos aérien, Red eye – Sous haute tension.
Lisa Reisert est une jeune femme pour qui son emploi dans un hôtel passe avant tout. Elle a obtenu de grandes responsabilités, au point que son absence crée le chaos dans l’établissement. Revenant de l’enterrement de sa grand-mère, elle rencontre Jackson Rippner dans le terminal de l’aéroport. Ce charmant jeune homme se trouve être son voisin. Malheureusement pour elle, c’est un piège. Il menace de tuer son père si elle ne change pas un de ses clients de chambre, permettant ainsi de l’exécuter. Le film commence donc avec une longue introduction dans le terminal où on passe en revue les passagers à la façon d’un film catastrophe qui présente les futures victimes d’un crash. Cette partie, où Wes Craven s’en sort encore assez, est absolument inutile puisque les personnages présentés ne reviendront que comme de vagues outils narratifs par la suite. Elle ne permet pas non plus de s’attacher au duo principal, n’y croyant pas une seule seconde. Le scénario nous emmène ensuite dans une sorte de drame psychologique sur la proximité entre le kidnappeur et la victime. Il réalise là une vraie prouesse puisqu’en 45 minutes de dialogues, il n’arrive pas une once de profondeur aux personnages. Jack lui dit de faire attention à ce qu’elle fait, Lisa acquiesce puis tente de s’enfuir et se fait rattraper, voici le schéma narratif que le scénariste utilise en boucle. Des fois, pour détendre l’atmosphère, Cynthia intervient, un personnage comique, qui n’est bien sûr pas drôle.
La réalisation est tout aussi lassante. Faute de psychologie, ce thriller aurait dû contenir un minimum de tension (si si, c’est marqué dans le titre !). Wes Craven, loin de son genre de prédilection du film d’horreur, se révèle totalement à côté de la plaque dans ce huit clos. Pour exprimer la proximité des deux personnages et la tension extrême, il n’a trouvé meilleur moyen qu’un champ/contre-champ absolument original. Les événements dramatiques sont des turbulences où la caméra bouge en filmant en gros plan des personnages effrayés. D’autres moments de haute tension sont liés au scénario. On ne les remarque pas vraiment puisqu‘ils sont réalisés avec un manque de dynamisme étonnant et que le scénario nous parait sans intérêt. Heureusement, pour nous les montrer, quelqu’un a eu la bonne idée de mettre une bonne vieille musique de film d’espionnage, croyant ainsi donner une dimension de thriller politique au tout. Dans ce grand n’importe quoi, on retrouve Wes Craven à la fin du film. Il arrive à donner une tension, de l’action, en s’appropriant les codes des films d’horreur qui ont fait sa célébrité. Malgré le fait que ce genre soit totalement habituel, on se prend au jeu et on s’intéresse enfin au film. Malheureusement, le scénario nous rappelle à sa dure réalité en nous présentant un final honteux.
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Publié
le 28/10/2005 par Yannick Gallepie
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| Verdict |
Thriller mou, drame psychologique sans psychologie, Red eye est un téléfilm vite oubliable. |
4/10
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