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Nintendo ne donne plus le bon exemple.
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On vante la Wii pour les jeux Nintendo, mais finalement les jeux Nintendo ne collent même pas à l'idéal de la Wii, et finalement, il n'est pas si étonnant de voir si peu de jeux innovants sur la machine. Explications ...
La Wii, au départ, c'est censé être une machine qui change le jeu vidéo. Tout le monde sera d'accord, elle n'a rien révolutionné, et comme les autres machines, ne révolutionnera rien, du moins, pas autant que le passage à la 3D, les bonds techniques d'antan (NES => SNES), etc.
Néanmoins, la wiimote permet d'exploiter l'une ou l'autre application intéressante, il faut bien l'avouer. On a bien vu Zack & Wiki, et tous ceux qu'on cite habituellement.
Bref, la Wii, c'est avant tout pour faire du frais, comme on dirait. Et c'est assez triste de voir que Nintendo se complait dans le recyclage ou les subterfuges, car tous les jeux Nintendo sortis jusqu'à présents sont tout sauf frais, novateurs ... à part Mario Galaxy, et encore, tout le monde n'est pas convaincu (j'en fais partie).
Quels sont donc les jeux frais, décalés, qui dépaysent par rapport aux autres machines, comme il devrait y avoir plus souvent sur Wii ? Zack & Wiki, Boom Blox, No More Heroes, éventuellement Trauma Center si on a pas touché l'opus DS, Lost Winds (Wii Ware en plus) ... et c'est tout (avec bien sûr les tentatives soldées par un résultat mitigé, comme PES Wii). Ca ne veut pas dire pour autant que la ludothèque est foncièrement mauvaise, loin de là, mais Nintendo prône et vante l'innovation, et fait exactement tout le contraire, en ne proposant pratiquement que du classique. On pourrait même enfoncer le clou en disant que les jeux Nintendo sur Gamecube étaient encore plus innovants que n'importe quel jeu Wii de leur part ...
Boom Blox, Zack & Wiki, NMH ... des jeux comme on en voudrait plus souvent sur Wii.
Le pire, c'est que toutes les rumeurs à propos d'un nouveau jeu Wii évoquent inévitablement une licence déjà vue (on parlait il n'y a pas si longtemps d'un hypothétique F-zero) ...
A partir de ce moment, comment peut-on espérer que les éditeurs suivent le mouvement de manière massive (vu le succès de la machine), si même le constructeur ne fait pas ce qu'il annonce ? A croire que, comme Sarkozy, Nintendo profite de son statut de leader pour ne rien faire, ou alors des écarts comme le controversé Wii Fit ...
Comment la Wii pourrait-elle se faire une place de choix chez les joueurs, si les développeurs et Nintendo ne font presque rien pour dépayser des consoles HD, proposer autre chose, du neuf, comme on l'annoncait au début ?
Heureusement pour nous, il reste encore quelques espoirs ici et là. En outre, Mad World, fait par des anciens du regretté Clover (Viewtiful Joe, Okami, God Hand pour ne citer qu'eux), un jeu violent, jouable à la wiimote et au style graphique intéressant, et éventuellement, seule licence Nintendo qui semble inconnue au bataillon, Disaster : Day of Crisis, un jeu qui nous mettra au beau milieu de catastrophes naturelles et qui se concrétise peu à peu, désormais bien loin du Duke Nukem Forever de la Wii, alias Sadness. Espérons que d'autres développeurs sauront continuer dans les voies pratiquées par Capcom, Konami et plus rarement EA pour rappeler que la Wii est bien plus qu'une simple Gamecube boostée.
Mad World, un nouvel espoir ?
La cloche à fromage
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Gamefak devient Gamebazar
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Français, Françaises, mes chers compatriotes, bonsoir.
Comme le blog a changé d'orientation et n'est plus le blog pastiche de l'actualité mais un blog beaucoup plus sérieux (mais pas sans humour pour autant), Gamefak devient Gamebazar.
Bon, je vous avoue que j'ai trouvé le nouveau nom en 2 secondes chrono mais je n'avais pas d'autres idées plus intéressantes et qui collent au contenu ^^' Et puis c'est toujours plus court et concis que blog-hardcore-jeu-vidéo-actu.com 
Sur ce, j'espère que vous appréciez la nouvelle formule, et à bientôt pour de nouveaux articles ! 
La cloche à fromage
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La surrexploitation Pokémon continue
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Après Pokémon Diamant/Perle, qui a créé l'air de rien un petit évènement l'été dernier, Nintendo semble vouloir continuer à prendre ses clients pour des pigeons qui claqueront volontiers 40 boules pour une mise à jour plus complète (et évidemment, que de l'ordre du bonus, pas de changements majeurs en vue), puisque Pokémon Platine, version ultime de la quatrième génération Pokémon, vient d'être confirmé dans un magasine japonais, CoroCoro (qui fait très souvent des annonces pour les jeux Pokémon, d'ailleurs).
Les nouveautés : le héros change de fringues, l'interface diffère un peu et un légendaire est mis en valeur et a une forme supplémentaire. Et comme dans Emeraude, il sera possible de capturer également le légendaire de l'autre version en plus de celui que vous avez normalement capturé si vous avez déjà Diamant ou Perle.
Certes, ça sera du tout bénef pour qui achètera le jeu et n'aura pas déjà acquis les deux précédentes versions, mais pour les autres, si vous êtes atteint d'une collectionnite pokémonienne aigüe, vous savez ce qui vous reste à faire ...
La cloche à fromage
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''Si t'as une b*te, achète une PS3''
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Chez Sony, ils ont décidément le chic pour les pubs incompréhensibles n'ayant aucun rapport avec le produit vendu. Après le summum du grand nawak, les pubs This is living, Sony continue d'exploiter le filon avec une pub montrant un homme ... avec son excroissance entrejambiale (pour ne pas choquer le jeune public) en valeur.
Le tout avec le slogan ''Playboy for life'' ... Une méthode pour le constructeur d'encore se faire remarquer, après l'affaire des pubs racistes concernant la PSP White ? En tout cas, bravo à celui qui décryptera la publicité pour en livrer son message profond ... hum.
La pub en images, pour ces dames
La cloche à fromage
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Michel Ancel is back : BGE2 ?
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Je me lamentais il y a peu de l'absence de nouvelles quant aux projets du talentueux développeur français Michel Ancel (père de Rayman, créateur de BGE, a bossé aussi sur King Kong, médaillé de je sais plus quoi en même temps que Miyamoto, etc.), suite à l'avenir incertain de Rayman, dont le prochain jeu ne sera autre qu'un party game (enfin, ce n'est pas encore confirmé, mais c'est tout à fait plausible).
Eh bien, figurez-vous que notre bon vieux Michel serait, si l'on en croit ses dires dans le dernier Jeux vidéo Magasine, en train de travailler sur Beyond Good & Evil 2, la suite tant fantasmée du jeu du même nom paru sur PS2, Xbox et Gamecube la génération précédente, dont les critiques ont été très bonnes, tant chez les joueurs que la presse. Selon Ancel, le projet serait toujours en préproduction, et requiert le feu vert d'Ubisoft pour se concrétiser. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'Ubisoft accepte, histoire de nous changer de la foule de jeux casual sortis précédemment par l'éditeur (Rayman CLLC 1 et 2, Assassin's Creed, etc.).
Scan de JVM 1
Scan de JVM 2
A suivre. Pour le meilleur, espérons-le.
La cloche à fromage
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MGS4 sort dans un mois ! (+ une note)
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Hé oui, le tant attendu Metal Gear Solid 4 : Guns Of The Patriots, le sauveur de la PS3, la clé de voûte de la série, sortira dès le mois prochain, le 12 juin ! Un titre très attendu, d'autant plus que les exclusivités de qualité (exceptés Ratchet, un hit certain, et Uncharted, mais pour lui ça dépend des joueurs) sont assez rares sur la PS3, qui vit dans l'ombre et la menace de la 360 (enfin, on se comprend).
Quelles sont les réactions des joueurs quant à cette sortie tant attendue ?
''Boarf, de toutes manières il sortira en superior version sur 360 :believe:''
''Future daube, Kojima a dit qu'il était déçu du jeu /nesaitpaslire''
''J'aime pas me taper des films interactifs''
''Ca va être le plus décevant de la saga ! (je sais pas pourquoi, mais j'en ai envie quand même)''
''Nous on aura SSBB, nanananèreuuu''
''Il est même pas beau d'abord !''
''MGS y'a que le premier qu'est bon de toutes manières, les autres c'est de la merde (sauf Twin Snakes sur Gamecube et Substance sur Xbox)''
''Ouais ben ça suffira pas la PS3 c'est de la merde, stoo !''
Bon, soit, passons ... A part ça, le jeu vient de recevoir la note de 10/10 par le PSM anglais (voir ici et là). Une excellente note, mais prudence, après tout Halo 3 : Corruption avait bien eu une floppée de 10/10 qu'il ne méritait pas. Mais après tout, Kojima oblige, pourquoi pas ?
La cloche à fromage
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[Réflexion]Ubisoft toujours plus crétin
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Retour sur l'actualité récente :
[Gamekult]Les lapins crétins se mettent au régime
''Ubisoft diffuse une nouvelle vidéo de ses Lapins Crétins, mis cette fois en difficulté par le plateau de Wii Fit. D'ici à officialiser un troisième épisode de la saga, il n'y a qu'un pas que l'éditeur ne fait pas encore, préférant jouer les aguicheurs. On peut tout de même s'attendre à une annonce très bientôt, compte tenu des UbiDays prévus à la fin du mois prochain.''
(Ca y est, il a encore pété un cable ...)
Je l'avais bien prédit, il y a bien longtemps, peu après avoir fini le premier gros article sérieux du blog (quand il n'était encore qu'une parodie de l'actualité et des ''tendances''; le premier article en question étant le dossier ''Rayman, REVIENS !''), prédisant l'arrivée imminente d'un Rayman Contre Les Lapins Crétins 3 (avec sûrement un titre débile genre contre les lapins toujours + crétins'') dans les plannings, Ubisoft ayant transformé une license prestigieuse du jeu de plates-formes, qui n'avait rien à envier à Mario (et même, parfois, de quoi l'inquiéter !) en un ''simple'' party game.
Le premier Rayman CLLC
Bon, je vous l'accorde, le premier ''opus'' était assez sympathique malgré des défauts gênants (multi en demi-teinte et solo pas folichon, mais bien fun à plusieurs devant la console), et ce n'est pas la première fois que Rayman connaît des dérivés (après tout, entre Rayman 2 et 3, était sorti Rayman M, hybrique du genre party game et plates-formes, ni foncièrement bon ni foncièrement mauvais), mais là, il y a comme un léger abus.
Un party game comme ça, une fois, ça passe. Mais à partir du moment où on vous sort une suite qui n'est autre qu'un add-on au prix fort et qu'en plus on se permet de faire du marketing bien gras comme notamment le single officiel des lapins crétins (opération plus que critiquable), et qu'en plus on prévoit une troisième version, Wii Balance ou non, et ça m'étonnerait qu'on revienne à de la plate-forme, il y a franchement de quoi s'inquiéter pour l'avenir de Rayman, qui s'est fait définitivement voler la vedette par les lapins.
Pourquoi Ubisoft continue-t-il donc cette licence, au lieu d'avoir profité du succès commercial du premier CLLC pour financer ainsi plus facilement un VRAI Rayman ? Que je sache, sans atteindre le succès d'un Mario, les Rayman plates-formes se sont assez bien vendus (sauf peut-être le 3 ?), alors pourquoi cette surexploitation de la section party game ? A 90 % de chances, on pourrait répondre tout simplement que c'est pas très cher à produire et c'est bien rentable. Bref, comme le dit le titre, un état d'esprit bien crétin et vénale ... Les 10% restant concernant le cas du ''pourquoi ne pas faire un vrai bon Rayman multi-support, sur 360, sur PS3, sur Wii ... ?'' (qui serait largement envisageable), encore difficilement explicable ...
Parallèlement à cette exploitation commerciale de Rayman, on n'a plus eu la moindre nouvelle de son papa, à savoir le demi-dieu Michel Ancel (créateur non seulement de Rayman et la plupart de ses suites, mais aussi le culte Beyond Good & Evil, l'adaptation de King Kong qui a fait son petit effet, et je pense en oublier; en plus il a reçu, en même temps que Miyamoto, un prix de je sais plus trop quoi d'artistique ...) depuis Rayman CLLC premier du nom.
Aurait-il rencontré le grand amour et décidé de fonder une famille ? (après tout, pourquoi pas) Est-il en train de travailler sur un nouveau Best Game Ever tenu secret pour le moment ? Ou sur le tant fantasmé BGE2 (ayant fait l'objet de rumeurs) ? Ou serait-il en train, à notre grande réjouissance, si ça venait à se confirmer, de travailler sur un véritable Rayman 4 qui pourra détrôner Mario Galaxy de son titre meilleur jeu de plates-formes nèxte djène ou partager ce même titre ?
Pour le moment, ces questions restent en suspens. Prions pour qu'elles trouvent une réponse positive à nos yeux.
''Ouhou, Michel, où es-tu ?
La cloche à fromage
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[Wii]Boom Blox, une bonne surprise ?
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Pendant que la majorité des joueurs se pose la question existencielle ''comment qu'il est GTA IV ?'' ou tente de s'en procurer un exemplaire chez les revendeurs qui n'en peuvent plus, d'autres jeux, peu mis en avant, mais innovants, sortent en ce moment-même.
Après le très spécial mais aussi très bon The World Ends With You, sur DS, réalisé par les mêmes développeurs qui ont fait Kingdom Hearts, un autre original, Boom Blox sur Wii, s'apprête à débarquer chez nous. Mais Boom Blox, c'est quoi ?
''Euh ... ouais, d'accord, okay ...''
Boom Blox, c'est un puzzle game résultant de la collaboration entre EA (le grand méchant loup vénale qui fait que de la merde sur Wii, vous savez ) et Steven Spielberg (qu'est-ce qu'il fout là, lui ?), qui se base sur un moteur physique plutôt bon au vu des vidéos, qui consiste à casser tous les blocs d'une même couleur en renversant l'ensemble des constructions dispoées dans le jeu, en une seule fois (gros casse-tête en perspective) et en utilisant les divers éléments parsemant les constructions (comme des blocs bombes), le tout, à l'aide de la wiimote, qui semble trouver ici une très belle application.
Niveau contenu, le jeu propose à la base 400 puzzles, mais contient en plus un éditeur de niveau, un mode multijoueur et même une connexion WiiConnect24 pour échanger ses créations.
Excepté son design assez spécial où les personnages sont de véritables tétra-pacmen, tout est réuni pour faire, avec un peu de jugeotte, un bon puzzle-game. Et ça marche. Après un 8/10 plutôt encourageant de Nintendo Power (loin d'être une référence, poutant), IGN attribue un bon 8,1/10 (vantant le gameplay, plus particulièrement le multijoueur, addictif selon le journaliste), et le magasine 1up en a rajouté une couche avec un A+.
Toutes les notes actuelles sur GameStats
Bref, Boom Blox est bien parti pour être une excellente surprise sur Wii, qui plus est qui l'exploite vraiment. Que les détracteurs de la machine se rassurent, le jeu n'est pas fait par Nintendo.
Enfin, autre atout qui joue en faveur de ce jeu, son prix. Effectivement, le prix de départ oscille entre 30 et 40 €, et non 60 comme n'importe quel jeu foireux d'EA sur la même machine. EA qui semble avoir fait d'une pierre deux coups : un bon jeu (paraît-il adressé à tous ... à voir prochainement sur Gamefak !) et un bon prix. Assez rare de la part du géant américain.
Bref, un jeu très prometteur, qui sort officiellement ce 9 mai chez nous, pour un prix conseillé de 40 € (et même 30 dans certaines enseignes), en exclusivité sur Nintendo Wii. Etant personnellement un fan des puzzle-games, et vu le bon accueil du jeu par la presse américaine, je vais probablement vous faire un test prochainement ... à suivre sur Gamefak !
La cloche à fromage
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[NES]Test de Castlevania
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Petite folie de ma part. J'abandonne définitivement le concept ''un test trolleux, une vérité cachée'' qui n'a été que rarement saisi les lecteurs de mon blog, et je reviens aux tests traditionnels ... mais ne partez pas tout de suite, ce n'est pas un test si conventionnel que ça !
Samedi après-midi dernier, j'avais écrit un article pour critiquer l'industrie actuelle, sacrifiant le challenge et la complexité des jeux sur l'autel du profit. Je me suis dit alors ''pourquoi ne pas parler des vrais jeux hardcore, au lieu de faire le vieux radoteur de service ?''. Il se trouve qu'il y a peu, j'ai joué ET terminé le tout premier Castlevania sur NES. Certes, ce n'est pas un jeu très complexe, mais il est exigeant, il y a un vrai challenge et l'ambiance est là, et finalement, malgré son grand âge, sa rigidité, sa relative laideur (car malgré tout, pour de la NES, c'était beau, eh oui), Castlevania premier du nom reste une petite merveille du jeu d'action, bien fun à jouer, et bien retors. Retour sur une antiquité qui a donné ses lettres de noblesse au jeu d'action ...
Le jeu de la mort (staring La Mort)
Pas besoin de vous faire un dessin pour le scénario : il n'y en a pas, ou presque ! Tout ce qu'on sait, c'est que Simon Belmont doit tuer Dracula, et s'en va vers le château du triste sire des Carpates, afin de l'éradiquer et de mettre un terme à la terreur qu'il provoque chez les habitants des lieux. Et vous voilà donc à Castlevania (Castle en anglais, château, + Transylvania, Transylvanie; histoire de donner une réponse à ceux qui se demanderaient d'où sort le nom), armé du Tueur de vampires, prompt à fouetter du squelette, du zombie et d'autres joyeusetés.
Bienvenue à Castlevania !
Le gameplay est simple mais efficace : avec A, vous utilisez votre fouet (qui peut être allongé et rendu plus puissant en ramassant des fouets tombant des flambeaux que vous détruisez), avec B, vous sautez, et avec haut et B, vous utilisez votre arme secondaire (récupérée de la même manière que les upgrades du fouet), arme magique alimentée par les coeurs (qui eux aussi, sortent des flambeaux et autres détruits) que vous ramassez. Il y en a 5 sortes : le couteau à lancer, le boomerang en forme de crucifix, la fiole d'eau bénite, la montre qui arrête le temps et le lancer de hache. Et c'est tout ! Bien sûr, il y a tout de même quelques autres objets, dont les II et III (je n'ai pas d'autres noms) qui servent à accélérer la cadence de vos armes secondaires. Et éventuellement, des ailes de poulets qui vous restaurent un peu de vie.
Cette dernière est symbolisée par la barre rouge en haut de l'écran, qui contient 16 barrettes (il y en a une orange en dessous, qui concerne le boss, cette fois). Chaque fois que vous serez touché par un ennemi, vous perdrez des barrettes, et plus vous allez loin, plus vous en perdrez rapidement. En l'occurrence, à la fin du jeu, un coup enlève 4 barrettes ... bref, 4 touchettes et c'est le trépas ! D'autant plus qu'une chute dans l'eau ou dans le vide vous tue sur le coup. Heureusement, les continues sont illimités 
Le jeu est assez rigide, du fait que les sauts doivent être gérés avec grande précision par le joueur : contrairement aux jeux d'aujourd'hui, il n'y a pas moyen de modifier la trajectoire en plein saut, même en forant dans le bouton de la manette. Bref, les sauts doivent être quasiment calculés par le joueur, sinon, gare à vos fesses !
Rater un saut peut s'avérer fatal.
En parlant de calculs, les actions des ennemis sont bien entendu assez limitées. Soit ils vous foncent dessus, soit ils ne font rien, soit ils vous lancent l'un ou l'autre projectile en vous tenant à distance. Le tout, toujours en faisant la même chose, quel que soit la situation. Dès lors, il est facile de prévoir les actions de vos ennemis et de réagir en conséquence pour avancer sans perdre de vie, et il n'est pas rare que, en recommençant un niveau, vous fassiez exactement la même chose !
On progresse donc, avec une fervente motivation (sinon ce n'est pas la peine), en mémorisant pratiquement le déroulement du niveau, et ce jusqu'au boss, qu'il faudra également bien connaître pour le vaincre, car il n'est jamais facile, et ce malgré une linéarité bien évidente. Bref, vous m'avez compris, Castlevania est un jeu très dur, sûrement bien plus que tous les jeux auxquels vous ayez joué, si vous êtes encore jeune ! Néanmoins, ne pensez pas pour autant que le jeu est infaisable. Il est difficile, mais bien maîtrisé, n'importe quel joueur motivé peut y parvenir (si si). Rigide et vétuste ne veut pas dire injouable et infaisable pour autant ...
A propos des boss, on retrouve des grands classiques des films d'horreur/fantastique. Entre autres la Grande Faucheuse, plus connue sous le nom de La Mort (qui porte très bien son nom et qui a donné le premier titre de cet article ^^), également appelée Death (y compris dans les derniers, puisque les traducteurs sont des manchots), mais aussi Frankenstein (accompagné d'un homme-puce nommé Igor, très casse-pied d'ailleurs), La Momie, et bien entendu, le Prince du Mal, le seigneur des Carpates, le seigneur des Ténèbres, le célèbre Dracula ! Il y a en tout 6 boss bien corsés qui vous feront sans mal recommencer plusieurs fois un même niveau (car après Game over, on recommence le niveau depuis le début !). Rien que ça ^^
La Mort, boss qui porte très bien son nom.
Néanmoins, bien qu'il soit très difficile, Castlevania reste assez court. Quelques heures suffisent à le parcourir et le terminer, et pour les plus forts d'entre nous, moins d'une heure suffira.
La Chose
Si le gameplay, malgré sa rigidité et un level design très sommaire par rapport à ce qu'on fait aujourd'hui, a assez bien veilli, il va de soi que d'un point de vue technique et sonore, le jeu repoussera bien des joueurs. Visuellement, le jeu est assez beau pour de la NES : des sprites bien détaillés, des décors pas trop mal faits et parfois assez jolis (notamment lorsqu'on aperçoit la tour finale du jeu, sur un mur extérieur, au niveau 3) ... mais le tout est bien entendu aujourd'hui bien sommaire, pixelisé, parfois tout carré, et avec des couleurs qui pourront piquer les yeux. Fort heureusement, le jeu ne subit pratiquement aucun ralentissement et a une bonne animation, contrairement à d'autres classiques NES dont la lenteur est parfois une vraie plaie pour le joueur (au hasard, Metroid, très bon pour l'époque, mais une vraie calamité à jouer pour le joueur d'aujourd'hui, à cause de la lenteur des sauts de Samus et de la vitesse bien plus rapide des ennemis). Ca se laisse encore regarder, mais pour notre époque, c'est effectivement assez laid.
Malgré son âge, le jeu offre encore quelques beaux passages.
Niveau sonore, je vais encore une fois vous dire que pour de la NES, c'est pas mauvais, même bon. Les bruitages sont plutôt réussis, d'ailleurs. Mais sans surprise, le son a bien vieilli aujourd'hui, n'étant plus qu'une suite infinie de ip aux tonalités différentes. Les thèmes sont heureusement jolis, et nombreux d'entre eux sont aujourd'hui des grands classiques de Castlevania (qui ne frémira pas en entrant dans le tout premier niveau, entendant le célèbrissime thème Vampire Killer ?).
Heureusement, il reste un point positif dans cette vétusté technique : le jeu comprend pas mal de bugs (ou plutôt archaïsmes) assez amusants, qu'on peut très facilement exploiter pour finir le jeu facilement ! Bon, à ma connaissance, pas de gros glitchs en vue permettant de passer de l'entrée à Dracula sans faire les autres niveaux, mais il y a suffisamment de petites bizarreries et compagnie pour s'amuser à ce niveau-là.
Les bugs sont mes amis
1.Reste bien là où tu es, ça m'arrange !
Ce n'est pas vraiment un bug, mais c'est très archaïque, et même assez cocasse. En effet, les ennemis ont la fâcheuse tendance à s'immobiliser un cours instant quand on les touche. Le grand classique, c'est bien entendu la fiole d'eau bénite, qui lancée aux pieds d'un ennemi, l'immobilise quelques secondes en même temps que de l'affaiblir, le temps pour le joueur d'en placer une autre ou tout simplement de le fouetter jusqu'à la mort ! Justement, la Mort, boss très difficile (même le plus dur du jeu, à mes yeux), peut être renvoyée aux Enfers en se placant simplement près du coin de l'écran où elle apparaît, et en anticipant, on balance une fiole, puis on fouette, on en balance une autre ... et en quelques secondes, sans qu'elle ait pu vous affaiblir, la Mort disparaît déjà !
Quelle grosse merde, cette Faucheuse !
2.Casse-toi de l'écran, tu m'emmerdes !
Encore une fois il ne s'agit pas d'un bug à part entière, mais d'un archaïsme tellement gros qu'il en devient amusant. Dans certains niveaux, il n'y a effectivement pas de ''mur'' derrière vous, ou plus loin, et les ennemis ont la fâcheuse tendance de se balader près de ces murs pour disparaître complètement de l'écran, partis faire Dieu sait quoi. Un exemple ô combien flagrant sont les deux homme-puces (ou bossus) au début du niveau 5 (le même que celui où La Grande Faucheuse se trouve), qui vont rapidement vous foncer dessus. Le truc pour s'en débarasser, c'est de les attendre, puis de partir vers le bord gauche, et là, dès qu'ils s'apprêtent à vous rentrer dedans, un petit saut et les bossus disparaissent dans les lymbes.
Les hommes-puces suicidaires (début de la vidéo)
3.Tiens, prends ça dans ta g... merde, trop haut !
Autre archaïsme amusant, pas spécialement flagrant mais que le joueur remarquera assez vite : dans les niveaux à deux étages notamment. Les squelettes, pour vous attaquer, utilisent leurs os qu'ils lancent en l'air. Malheureusement pour ceux qui se trouvent sur le dit deuxième étage, leurs os lancés trop hauts subissent le même sort que les ennemis qui s'aventurent trop loin : ils s'en vont je ne sais où, happé dans un trou noir ou que sais-je ! :P Bref, ils deviennent tout de suite moins dangereux, vu que 2/3 de leurs projectiles disparaissent.
Les squelettes ne savent pas viser (début du niveau)
4.Damned ! L'étage d'en dessous a disparu !
Dernier archaïsme que je désire vous montrer (il y en a surement d'autres, mais on va pas tous les passer en revue), celui de l'étage d'en bas qui disparaît dès qu'on le quitte. Du moins, lors d'une chute dans un trou de l'étage où vous êtes. Si par exemple vous montez un escalier pour passer au stage suivant (car ce que nous appelons niveau sont en réalité des mondes, découpés en plusieurs stages, c'est-à-dire les différentes salles), mais que par accident vous tombez dans un trou de cette nouvelle partie du niveau, vous ne tombez pas à la salle qui se trouve en-dessous, mais vous mourez directement. Vous allez me dire que c'est normal, à une hauteur pareille on a tendance à décéder sur le coup. Eh bien, figurez-vous que notre brave héros, Simon, à l'entrée du stage 4, fait justement une chute vertigineuse, bien plus que celles qui se produisent en tombant à l'étage inférieur. Cette fois, je n'ai pas de vidéos pour vous montrer ça, les joueurs faisant des vidéos du jeu étant habituellement de fiers hardcore gamers qui ne montrent que leurs exploits et speedruns ... et donc, qui ne s'amusent pas à trouver toutes les manières de mourir ! :P
Et un petit bonus pour la fin !
Je viens de vous passer le jeu en revue, y compris les archaïsmes qui le rendent encore amusant à voir. Mais ce n'est pas fini, voici une dernière petite surprise ! En effet, le générique de fin n'est pas, comme on pourrait le croire, la classique liste des contributeurs au jeu, mais une série de noms et de rôles parodiques qui sont en réalité des noms de personnalités qui se sont notamment illustrées dans le cinéma d'horreur/épouvante, plus particulièrement, vous l'aurez deviné, les films sur notre bon vieux Dracula. Au lieu de voir une section programmers avec toutes les personnes qui se sont cassées le cul à programmer ce jeu, qui en son temps, était une petite merveille, vous verrez une section Cast (casting, si vous préférez), avec notamment, dans le rôle de Dracula, un certain Christopher Bee, qui n'est autre que le célèbre Christopher Lee, qui a, il y a bien longtemps, avait interprété Dracula dans un très vieux film de 1957, qui a connu un énorme succès et a lancé la carrière de l'acteur (voir ici). Dans le rôle de la Grande Faucheuse, c'est d'un certain Belo Lugosi dont il est question, qui n'est autre que Bela Lugosi, autre acteur connu pour les films d'horreur, et comme par hasard il a également interprété Dracula. Bref, je ne vais pas m'éterniser à retrouver toutes les personnalités qui se cachent dans ce générique de fin assez peu conventionnel, libre à vous de l'éplucher !
Tout le générique
Verdict final : 9/10
''9/10 à une vieillerie pareille ?!?'', c'est probablement la réaction qu'auront bon nombre d'entre vous, chers lecteurs. Effectivement, Castlevania premier du nom est une antiquité pour nous, puisqu'il date de 1986, a paru sur NES, qui malgré son statut de console légendaire (puisqu'elle a eu énormément de titres cultes et un succès mondial) est considéré comme archaïque par bon nombre de joueurs. Mais, malgré la rigidité du gameplay, son archaïsme évident et sa relative courteur, Castlevania sur NES reste un énorme classique, et LE jeu d'action par excellence, celui où le joueur doit passer des heures à quasi mémoriser par coeur les différents parcours truffés de pièges et d'ennemis corsés. De plus, son archaïsme n'est pas forcément un défaut de notre point de vue, puisqu'on a droit à un petit tas de bizarreries et de situations cocasses pour le joueur actuel (voir ci-haut). Enfin, s'ajoute à tout ça l'ambiance typique de Castlevania : des squelettes, du zombie, des vampires et d'autres joyeuseries ! En bref, un grand classique, un pionnier du genre, à essayer au moins une fois pour toute personne s'auto-proclamant fan de Castlevania et/ou de jeux d'actions.
Les points forts
-LE jeu d'action par excellence
-This is Castlevaniaaaaaaa !
-Les archaïsmes plutôt cocasses
-Un vrai challenge
-La punition parfaite pour les enfants qui ne font pas leurs devoirs
Les points faibles
-C'est vieux
-Relativement laid, même si ''beau'' pour de la NES
-Assez court
-Pas pour les petits gamers
A noter que Castlevania sur NES est disponible pour 500 Wii points sur Console Virtuelle sur Wii. Je ne vous recommande pas de payer le plein prix (de toutes manières la CV est chère par définition ...), mais plutôt de payer avec les stars (pour une fois qu'elles servent à quelque chose). 2000 ''suffiront''. Dans tous les cas, sauf si vous manquez de cran, vous ne risquez pas de regretter ce petit téléchargement !
Liens bonus :
Les différents niveaux de Castlevania
Quelques artworks
La cloche à fromage
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[Réflexion]Fuck le jeu vidéo !
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''Fuck le casual gaming'' c'est ce que vient de déclarer le patron de Rockstar, Dan Houser, interviewé fraîchement par le New York Magasine, en plein batage médiatique pour le dernier blockbuster de Rockstar, GTA IV. Eh bien, je tiens à répondre à ce grand bonhomme que ''fucker'' le casual revient tout simplement à ''fucker'' le jeu vidéo tout court. Explications.
Tout d'abord, qu'est-ce que veut dire ''casual'' ? Occasionnel. Un casual gamer, c'est typiquement le collégien/lycéen qui joue à sa console ou son PC quand il s'emmerde, qu'il n'a rien d'autre à faire, autrement dit qui ne se passionne pas énormément. Désigne aussi, dans le contexte actuel, une personne issue de n'importe quelle classe de la société qui s'amuse avec des jeux comme ''Brain Training'', ''Wii Fit'', et j'en passe.
Il est également bon de préciser que les joueurs assidus, comme vous et moi, sont des core gamers. Pas hardcore, car hardcore désigne un joueur acharné, qui passe des heures sur un même jeu pour péter les records ou faire des glitchs de la mort pour finir en jeu en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Probablement par ignorance (ou par vanité ?), nous nous désignons comme étant tous des hardcore gamers, alors que nous sommes plutôt des cores, avec quelques hardcore par-ci par-là, tout de même.
Rentrons dans le vif du sujet ! Ce grand monsieur de Dan Houser prétend donc que le casual gaming est nocif au jeu vidéo, que le grand public veut ''des jeux qui déchirent'', que la Wii a des capacités intéressantes mais qui ne sont pas mises à profit. Je suis d'accord avec lui.
Je dirais même plus : ''Fuck le jeu vidéo !''
(mais qu'est-ce qui lui prend ?!?)
En effet, ce que le joueur lambda à tendance à oublier, c'est que le casual, c'est pas uniquement les logiciels (on dira ainsi) comme Nintendo en distribue à profusion sur ses dernières machines. Le casual, d'une manière générale, c'est ce qui tend à toucher le grand public, à l'attirer. Et les derniers jeux font sans cesse en sorte d'attirer ce dernier. Et, malheureusement, dans le mauvais sens ...
Lequel, me direz-vous ? Tout simplement ces satanés parasites qui gâchent l'expérience de jeu : ces ordinateurs et scanners qui vous disent où il faut aller et qui vous préviennent même quand un ennemi va vous tirer dessus, ces niveaux linéaires où il n'y a rien d'autre à faire qu'avancer, ces prises en main tellement simplifiées que le jeu en devient creux, et surtout cette foutue difficulté qui régresse à vue d'oeil ! Qu'est-ce que ça donne, au final ? Des jeux qu'on finit en moins de deux, que n'importe qui peut finir ... bref, du casual. Faisons un petit tour des dernières sorties pour constater l'ampleur des dégâts.
Metroid Prime 3 : Corruption

Alors lui, je sais pas quelle mouche a piqué les testeurs aussi bien professionnels qu'amateurs, mais il est tout, tout ce que vous voulez ... sauf le meilleur de la série.
Pourquoi ? Car, si le jeu est joli, la maniabilité excellente, le chara design bourré de détails et d'anecdotes, le jeu varié dans son ensemble, les boss excellents ... le level design a régressé, le joueur est assisté à mort et la difficulté de base a été programmée sur ''casual'' au lieu de ''normal''.
Les niveaux sont linéaires, et on trouve trop facilement les objets. Heureusement que le jeu peut compter sur des bonnes énigmes et des bons passages en boule morphing, un bon design, car sinon, il ne vaudrait pas grand chose. Cette linéarité d'habitude bannie des Metroids est d'autant plus flagrante qu'un ordinateur de malheur, j'ai nommé l'unité Aurora, vous arrête sans cesse, ne vous laisse jamais réfléchir par vous-même, et vous dit tout sur la marche à suivre pour progresser. A peine a-t-on vaincu le boss du Bryyo Ardent pour atteindre le premier générateur, intouchable, que l'UA nous contacte sur le champ pour dire ''stop ! Il faut un upgrade qui se trouve dans cette salle'' en précisant en plus la position exacte de la pièce où l'on peut dégoter l'objet.
A ces parasites s'ajoute la difficulté dite ''normale'' qui n'est autre qu'une difficulté régressée pour l'occasion pour les novices qui décrocheraient éventuellement après s'être fait rétamés par un boss. Il faut alors prendre le mode ''vétéran'' ou ''hyper mode'' (à débloquer, en plus !) pour avoir accès à une difficulté décente et un minimum de challenge.
Bref, on sent bien que Retro Studio a fait en sorte que ce troisième Metroid Prime, censé être le bouquet final, l'apothéose de la saga, soit un jeu d'aventure pour Noobs qui découvrent le jeu vidéo avec la wii. Ce qui faisait le charme des Metroid Prime a été amoindri, à cause de quoi ce Corruption ne peut plus compter sur grand chose pour justifier son statut de meilleur de la saga. Dommage, car tout le reste avait été suffisamment soigné pour ...
Assassin's Creed

Un autre jeu surévalué, heureusement beaucoup de joueurs le jugent comme il se doit (comme quoi la presse est très, très loin d'être objective). Assassin's Creed, ou comment gâcher un gros potentiel en misant tout sur le spectaculaire. Prenez donc 3 grandes villes superbement modélisées et vastes, mettez un héros qui surfe sur la nouvelle tendance ''foutakapuche'' et katrolaklass, faites-lui faire des cascades dignes de Cüneyt Arkin, rajoutez de la tatane molle mais belle, ne rajoutez rien d'autre pour varier, et saupoudrez le tout d'un scénario SF que n'aurait pas renié Uwe Boll avant de touiller le tout, et vous obtiendrez Assassin's Creed. Bon, inutile d'épiloguer sur ce jeu : il est magnifique, spectaculaire, semble bourré d'interactions ... mais ce ne sont que des illusions qui masquent un gameplay répétitif qui ne propose que très peu de types de missions différentes, ce qui donne un jeu assez limité, voire creux pour les plus grincheux d'entre nous, et en plus ... facile.
Bref, un gros potentiel gâché du fait qu'Ubisoft est vénale et a préféré faire un truc spectaculaire qui attire la galerie qu'un jeu excellent tout simplement, comme l'ont été ses précédentes productions (dont Prince of Persia). Et le pire, c'est que ça se vend. Bref, l'archétype du jeu qui aurait pu être génial s'il n'avait pas été taillé pour le casual.
Voilà déjà deux gros exemples, qui je pense, sont suffisants pour constater que le jeu vidéo est assez mal en point. Certains se diront ''ouf cet illuminé n'a plus de preuves'' ... et bien si ! Faut-il parler du cas Mario Galaxy, des derniers Zeldas, des derniers Rainbow Six, de Far Cry 2 où traverser une ville infestée d'ennemis sera un jeu d'enfants, et de tous les autres parasites que les développeurs inventent chaque jour, comme le FPS qui vous prévient quand on est sur le point de vous tirer dessus ?
La ''next gen'' se complaît bien trop dans le spectaculaire et en oublie de proposer un bon game-design, digne des anciens jeux. Rares, très rares sont les jeux qui sont du niveau des derniers hits PS2, des perles rares comme Odin Sphere ... ou même, grossissons un peu plus l'affaire, des jeux portables. Par exemple The World Ends With You sur DS, au gameplay exigeant mais complet, avec en plus une difficulté paramétrable, le prochain Nanostray 2 toujours sur DS, qui, comme tout shmup, se doit de proposer un vrai challenge (plutôt bien noté d'ailleurs), Castlevania : Dracula X Chronicles sur PSP, qui certes est rigide mais génial toujours grâce à son challenge et son level design bien plus fin qu'il n'y paraît, ...
Que reste-t-il comme excellents jeux exigeants et de profonds à la next gen ? Lost Odyssey et Ninja Gaiden 2, tous deux ayant un penchant old school. Et peut-être GTA IV, aussi, mais je n'y ai pas encore joué moi-même ... Et c'est tout pour les très bons jeux. C'est triste, mais c'est comme ça. L'industrie veut tellement attirer du nouveau public qu'elle finit par faire régresser bien des jeux, voire même gâcher ses plus beaux projets.
Bien entendu, casual ne veut pas dire foncièrement mauvais, mais quand on vous gâche volontairement l'expérience en vous prenant par la main du début à la fin du jeu, ou en proposant des niveaux ou tâches linéaires au lieu de trucs vastes et variés qui pourraient sublimer le gameplay, tout ça pour attirer les noobs ... comment peut-on encore considérer encore ces jeux-là comme très bons ? C'est quelque chose, personnellement, qui me dépasse. Je ne comprends plus vraiment la presse, qui saque les jeux originaux qui ont des défauts de jeunesse ou qui ''ne plairont pas à tout le monde car exigeants'' et louent les vitrines technologiques pas bien reluisantes quand on brise l'os pour sucer la substantifique moelle (sic).
Merci de m'avoir lu, et j'ose espérer que certains joueurs partageront le même avis.
A bon entendeur, salut !
La cloche à fromage
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Gamefak
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